25.01.2012
Le Deutschland
On se souviendra des commentaires faits sur la projection du film « Deutscland » dans les salles bruxelloise.
Le « Deutschland » rescapé de ses croisières au long cours faisait partie des 158 submersibles livrés aux Alliés par la Kriegsmarine. Ils furent pratiquement tous coulés ou dépecés par les ferrailleurs.
Cette photo du Deutschland en 1920 "avant sa croisière d’été le long des côtes anglaises» montre qu’il avait échappé à la destruction.
Quel fut son destin ?

22:42
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11.01.2012
Le Camp de Minden
Dans les archives du musée une petite correspondance d’un soldat français interné au camp de Minden.
Minden situé en Westphalie était à l’époque un centre de détention pour prisonniers des nations alliées en guerre contre l’Allemagne.

Des Français notamment comme ce monsieur Girard qui devait être boucher dans le civil puisque sa correspondance est adressée à la boucherie tenue par son épouse ainsi qu’on s’en aperçoit au fils des mots.
Le premier écrit en notre possession est une carte est datée du 8 avril 1916. Elle est rédigée sur le modèle réglementaire et porte les mentions « Gefangenenlager II Minden i. Westf. » soit qu’on peut en déduire qu’il est interné à Altdorf autre section de Minden.
Venait-il d’être amené là ? Y avait-il un changement de régime ?? Quoiqu’il en soit il annonce ici qu’il peut écrire quatre cartes et deux lettres par mois.

Quelques jours plus tard, le 15 avril, il écrit en effet sa première lettre. Il explique « la situation » soit qu’il se trouve à avec quelques amis Monge, Jules Rogiers, Joubert…et quelques autres dont les noms sont difficiles à déchiffrer.

Il continue en annonçant qu’on peut lui envoyer « autant de colis qu’on veut ».
Il cite le prix payé pour le café (5 centimes) et pour la bière (15centimes la bouteille).
Pour la bonne compréhension de son épouse notre homme s’exprime en centimes alors qu’il a dû échanger ses francs contre des marks .. de camp. En effet il existe à Minden une sorte de banque qui s’occupe de l’argent des occupants. Francs belges, français ou luxembourgeois et autres monnaies sont convertis en un argent qui n’a cours que dans l’enceinte du camp.
On en trouvera quelques exemplaires ci-dessous.


Il fallait près d’un mois pour que la missive atteigne sa correspondante : écrite le 15 avril, elle passe à la censure le 28 avril pour être remise à Carpentras le 8 mai 1916.
Dans sa carte du 24 juillet 1916, il raconte qu’il y a eu distribution d’une provision de galettes pour les Belges et les Français. Une phrase est raturée par la censure.
La carte ne porte plus la mention Minden II mais simplement « Minden » comme toute la correspondance qui va suivre.
Un an plus tard il est toujours à Minden où il semble exercer sa profession de boucher puisqu’il écrit « yssi (sic) il fait froid mais mon travail metien (sic) au chaud sans trop de peine le matin en coupant la viande »
On suppose que c’est là qu’il verra la fin de la guerre.


23:13
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20.12.2011
Carte Postale - Le Whippet

Cette carte postale éditée après la guerre représente un « char anglais de 13 tonnes » qui se trouvait au Musée Royal de l’Armée à Bruxelles. On peut toujours l’y voir assis à côté d’un Mark IV.
Il s’agit d’un Mark A « medium tank » mieux connu sous le nom de « Whippet ».
Ce tank sorti de l’imagination de Sir William Tritton était destiné à tenir le rôle d’engin de reconnaissance et d’exploitation.
Tapi derrière les gros Mark IV, il devait une fois la percée réalisée par ceux-ci s’engager dans la brèche et consolider la position.
Léger il n’était armé « que » de 4 mitrailleuses Hotchkiss de .303. Monté par 3 hommes et mu par 2 moteurs Tylor de 45 CV il fut l’un des tanks les plus rapides de son époque.
Les premiers Whippets furent engagés en nombre et avec succès en 1918 à Villers Bretonneux.

00:23
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04.11.2011
L'Occupant frappe monnaie
Moins d’un an après l’entrée des Allemands en Belgique le manque de monnaie se fait cruellement sentir.

Certaines communes impriment des « billets de nécessité » pour essayer de remédier à cet état de choses. On voit alors fleurir une monnaie étrange qui s’habille sobrement comme à Spa ou s’enlumine de belle manière dans d’autres communes.

Il est bien évident qu’une fois sorti de sa cité le billet n’a pratiquement aucune valeur.
Von Bissing Gouverneur général de la Belgique occupée décide alors par arrêté du 7 août 1915 de faire battre monnaie.



22:31
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L'Occupant frappe monnaie
Moins d’un an après l’entrée des Allemands en Belgique le manque de monnaie se fait cruellement sentir.

Certaines communes impriment des « billets de nécessité » pour essayer de remédier à cet état de choses. On voit alors fleurir une monnaie étrange qui s’habille sobrement comme à Spa ou s’enlumine de belle manière dans d’autres communes.

Il est bien évident qu’une fois sorti de sa cité le billet n’a pratiquement aucune valeur.
Von Bissing Gouverneur général de la Belgique occupée décide alors par arrêté du 7 août 1915 de faire battre monnaie.



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L'Occupant frappe monnaie
Moins d’un an après l’entrée des Allemands en Belgique le manque de monnaie se fait cruellement sentir.

Certaines communes impriment des « billets de nécessité » pour essayer de remédier à cet état de choses. On voit alors fleurir une monnaie étrange qui s’habille sobrement comme à Spa ou s’enlumine de belle manière dans d’autres communes.

Il est bien évident qu’une fois sorti de sa cité le billet n’a pratiquement aucune valeur.
Von Bissing Gouverneur général de la Belgique occupée décide alors par arrêté du 7 août 1915 de faire battre monnaie.



22:30
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24.09.2011
Le Général Moulaert.

Lorsque j’ai découvert cette médaille ce sont les millésimes de 1916 – 1917 et 1918 qui ont attiré mon attention. L’effigie du Général G. Moulaert portée sur l’avers n’évoquant absolument rien pour moi.
Il me faudra effectuer quelques recherches pour découvrir qui était l’homme immortalisé par le sculpteur Darville.
5 ans après sa sortie de l’Ecole d’Application de l’Artillerie et du Génie en 1897, le lieutenant Georges Moulaert part pour le Congo belge.
En 1902 il participe à la construction du fort de Shinkakassa. C’est le début d’une activité débordante au service de la colonie.
Nommé colonel-commandant des troupes du Tanganyika en 1916 il crée le port d’Albertville (aujourd’hui Kalemie). La flotille ancrée dans la base navale (créée à son initiative) conquiert rapidement la maitrise du lac aux troupes allemandes.
Il rejoint ensuite le front européen en tant que major du génie.
La guerre terminée il est affecté une nouvelle fois au Congo où ses talents d’organisateur feront merveilles notamment lors de la gestion de la Régie des Mines de Kilo-Moto.
La médaille frappée à son effigie était un vibrant hommage à une carrière aussi bien remplie.
Il faut ajouter que l’homme était aussi écrivain et qu’on lui doit plusieurs écrits soit « La Campagne du Tanganyika », « Souvenirs d’Afrique », « Problèmes coloniaux d’hier et d’aujourd’hui » et « Vingt années à Kilo-Moto ».

00:39
Écrit par sweetcricri
dans 1914-1918 |
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