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    Avis de la Kommandantur de Marcq-en-Baroeul 1-07-1917.

     

    Une administration dure et tatillonne.

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    Avis et Ordres de la Kommandantur 9-9-1917


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    Comme on le constate sur  cet « Avis » les autorités occupantes  s’immisçaient dans les domaines les plus divers.Cette fois elles  codifient et imposent taille, couleur et disposition des numéros de maison !La circulation des habitants  dans les districts créés à leur initiative : au-delà des limites de celui de Mons  il faut un passeport.Il  faut constater que ces « districts » ne correspondaient pas aux limites administratives d’avant la guerre ainsi le district de Tournai est en France.Les cartes d’identité elles-mêmes devront être « du modèle prescrit par le VIème armée ».Difficile en ce temps-là de s’enivrer car Les personnes malades ayant besoin de vin ou les personnes âgées de plus de 65 ans qui demandent à conserver une partie de vin sont priées de s’adresser à l’Hôtel de Ville dans les 48 heures.Les premières y joindront un certificat de médecin.On se pose la question de  savoir comment se déroulaient les noces, banquets, baptêmes et autres réjouissances généralement bien arrosées  
  • Biblio - Le Poilu du 6-9

    Le Poilu du 6-9. C’était la gazette du 69e de ligne « Division de Fer » dont la devise était « Qui s’y frotte s’y pique ».Comme toujours pas de date précise de publication sans doute pour ne pas informer l’ennemi de l’endroit  où se trouvait le régiment qui semble  avoir combattu sur tous les point du  front  :  Lorraine…Verdun…La Somme.Dans les divers articles publiés dans ce n° 12 on lit que lors de la revue du 14 juillet 1917 la 6e Cie a reçu la Croix de Guerre des mains du Colonel d’Alauzier.

    Ailleurs «  que le Commandant Chabert a pris le commandement du 1er Bataillon le 18 juin 1917 ».  Le rédacteur  semble écrire un oeil sur sa copie et l'autre vers son supérieur .Nous croyons, écrit-il,  pouvoir définir notre nouveau chef de bataillon par quelques mots : une volonté, une méthode, une conscience.  Autrement dit : c’est un chef .

    Plus loin, encore, il est dit que le commandant NAVEL  fut « blessé le 14 mai au moment où il quittait le PC de l’ID 11 ».  Cet officier parti de la caserne d’Essey avait jusque là  fait toute la campagne sans récolter une seule blessure.Il commandait le 1er Bataillon suite au décès de son prédécesseur le commandant Ducrot.

    Le Poilu du 6-9 semble moins humoristique que ceux que nous avons déjà examiné beaucoup d’articles ayant un caractère officiel ainsi   en page 4  il publie le Tableau d’Honneur de la division, compagnie par compagnie jusqu’au Service de Santé et termine par la publication des citations tant aux Ordre de l’Armée du Corps d’Armée que de la Division aux méritant dont les noms sont publiés suivis du texte de la citation. 

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  • Biblio - Document

    Avis et ordres de la Commandanture d'Etape 78.

     

    La commandanture 78 était à Mons.  

    Je possède plusieurs centaines de ces Avis" en originaux.

    Ces tracts finiront par toucher tous les domaines de la vie des belges  et des français occupés depuis les réquisitions dans  leurs industries jusqu'au linge de maison en passant par la paille pour les chevaux avec toutes les interdictions  (éclairage, circulation, armes, ...etc).

    Celui du 15.08.1917, illustré ici,  vise la saisie des vins et spiritueux  avec une exception toutefois pour les vins de la  messe (les Allemands ne portaient-ils pas la devise "Gott mit Uns" sur leurs ceinturons).

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    Celui du 6.09.1917   mentionne l'endroit où doivent se livrer les objets saisis mais encore l'obligation de  délivrance d'une carte d'identité pour tous les habitants dès leur 14e année.

     

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  • Le Temps Présent - 4

     En page de couverture on découvre un carabinier belge  se livrant aux « signaux optiques et à bras ».  Photo datant  certainement de temps meilleurs.Annonce en pages intérieures de la mort, en France, du Field Marshal Earl  F.S. Roberts.Né en 1832, cet officier avait fait campagne aux Indes, en Abyssinie, Birmanie en Afrique du Sud jusqu’en Belgique et en France.C’est sous son commandement qu’eut lieu la prise de Kaboul* en 1879.  L’histoire est un éternel recommencement car la campagne qui vit la prise de la capitale de l’Afghanistan* faisait suite au massacre d’une mission anglaise dans ce pays.La  mort faisait moisson de tous et peu lui importait qu’il fut humble ou célèbre comme ces champions cyclistes  qu’étaient Lucien Petit-Breton, qui occupa la 2eme place dans le Tour de France de 1913, Louis Trousselier 1er du Tour de France 1905 et Henri Pélissier  2e dans le Tour de Belgique, 2e du Tour de France 1914.Et le rédacteur de conclure « On surfait beaucoup la valeur du muscle.  A la guerre en tout cas cela ne pèsera pas d’un grand poids : voyez le boxeur Carpentier renversé par une balle de plomb... »     Temps-Présent07b
      * En 1914, on écrivait « Caboul » et « Afganistan »

  • Carte-postale 11- Tombe d'un soldat belge entre les 2 lignes.

     

    Les Cimetières militaires.


    Tombeb
     Dans les premiers mois de la guerre lors de leur marche en avant, les Allemands n’avaient guère le temps de donner de sépultures à leurs morts, les Alliés qui retraitaient étaient eux aussi bien en peine de rendre un hommage aux leurs. Il y avait des tombes dans les endroits les plus insolites.Jusque dans les parapets des tranchées d’où surgissait parfois un membre décharné. Cet état de chose ému le Roi des belges, Albert 1er qui prit  un Arrêté-Loi le 5 septembre 1917 stipulant   que « la Nation belge fournirait des sépultures à perpétuité aux militaires des armées belges et étrangères décédés en Belgique pendant la durée de la guerre ».(…)« Des concessions perpétuelles seraient accordées dans les cimetières communaux où étaient inhumés des militaires des armées belges et alliées lorsque le transfert des corps dans des lieux de sépultures spéciaux ne sera pas jugés opportun ». Afin d’éviter une éventuelle  rage taxatoire des futurs  ministères des finances  le législateur fit prudemment  ajouter que« Aucune contribution, redevance ou taxe quelconque ne peut être établie à raison des sépultures prévues par le présent arrêté-loi.. ». Le même principe sera repris lors du traité de Vincennes du 28 juin 1919 qui à l’article 255 mentionne  «  les gouvernements alliés et associés et le gouvernement allemand feront respecter et entretenir les sépultures des soldats et marins inhumés sur leurs territoires respectifs ». Le 26 mars 1926 les gouvernements belges et allemands se mirent d’accord  sur le traitement à  accorder aux tombes des militaires tombés sur le territoire de chacun.. L’article 1 de ce traité disait : « le gouvernement belge prend à sa charge les frais d’achat de tous les terrains nécessaires aux sépultures allemandes et aux chemins d’accès à celles-ci s’il y a lieu et en fait don à perpétuité pour la jouissance seulement au gouvernement allemand ». 

    Les entreprises souvent privées qui entretiendront  ces lieux, aux frais de l’Etat, auront  aussi la responsabilité de faire flotter « fièrement  jour et nuit le drapeau ».

    C'est, normalement, toujours comme çà !       
  • La Biblio - 15

    Dressage du Cheval. Une fois le cheval acquis, il fallait bien l’utiliser et pour que cela  se fasse réglementairement l’édition du Règlement pour le Dressage du Cheval de Troupe.Edité en 1907, comme d’habitude,  chez Guyot Frères à Bruxelles, le règlement comporte 60 pages.

    60 pages  qui reflètent un travail ardu et quotidien pour faire de ces chevaux des bêtes de guerre sans peur ni reproche.

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