• Le Bruxellois 14 septembe 1916

    Le Bruxellois  14 & 15 septembre 1916. En « Tribune Libre », un anonyme « J.F. » dénonce la chute  de la natalité  qui impute cet état de choses au socialisme qui  écrit-il « dit  à l’ouvrier : ne procréez plus. Ne mettez pas au monde de nouveaux parias.  Réduisez le capitalisme par la pénurie de bras. … »Ces conseils poursuit l’auteur « sont donnés aux femmes sous forme de brochures, de circulaires, de journaux même.  On connait la propagande effroyable entreprise à Gand il y a quelques années.  Elle eut un effet immédiat : Gand qui était la troisième ville de Belgique n’en est plus que la quatrième ».Le rédacteur qui s’en prend à la fois au libéralisme qui »a commencé l’assaut de la religion » et au socialisme pour avoir « attaqué l’autorité »  préconise un renouvellement de la procréation dans la foi chrétienne  n’hésitant pas à se saisir de l’actualité « qu’un fils unique soit tué à la guerre plus de frère pour le remplacer !».Des « fils uniques » il en meurt tous les jours sur le front de la Meuse « où les attaques françaises ont échoué dans le secteur de Thiaumont et au Ravin de Souville » ; en Roumanie à Constantza où des hydravions allemands attaquent des unités de la flotte russe ; en Macédoine avec  un régiment de zouaves contraint à la débandade  du côté d’Ostrovo.A Londres ce sont les Zeppelins qui causent des dégâts « tels qu’ils ne pourront être refaits avant plusieurs années ».Les aviateurs anglais revendique la destruction d’un zeppelin..Ce que dément avec énergie le commandement allemand :« Comme l’a déclaré un témoin oculaire il est inexact que le zeppelin tombé ait été touché par un aviateur. On est d’avis qu’il y a eu un hasard malheureux ; peut-être un moteur a-t-il explosé enflammant le réservoir ?  Toute l’allégresse au sujet de l’habileté des aviateurs anglais  n’est qu’une manœuvre pour relever l’opinion de la population anxieuse de Londres ». Le tribunal condamne Wambacq Joseph à 6 mois et 28 francs pour avoir volé une sacoche ; Simon Louis à 1 an et 26 francs pour « coups et bataille avec ses enfants ».  La peine semble lourde sauf si on lit la suite « un jour dans sa fureur, il jeta un bol de vitriol à la tête de ceux-ci » !!Les »Mystères de Paris » en sont à leur 322ème épisode.En dernière page plusieurs « réclames » promettent aux dames une poitrine opulente en 2 mois grâce aux pilules Galégines et aux chauves la repousse intégrale des cheveux après 8 mois, photos à l’appui, par application de la Sève Wy.   

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  • Stahlhelm M17

    Stalhelm-1917

    Extérieurement, on reconnait le modèle 1917 à l'absence du rivet de support de la jugulaire.

    La nouvelle jugulaire était fixée sur le bandeau  supportant la  coiffe.

    A l'intérieur il n'y a plus de "petits coussins" : simplement des languettes de basane reliée par un cordon de réglage.

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    A l'intérieur il n'y a plus de petits cousins.   

  • stahlhelm

      Dans le paquet de surprises que découvraient avec horreur les défenseurs de Verdun il y avait aussi le Stahlhelm.Ce casque d’acier  était l’aboutissement de recherches menées conjointement  par  F. Schwerd et A. Bier chirurgien de son état et donc bien conscient de la nécessité de protéger le chef des soldats.Bien souvent la tête était la seule partie émergeant de la tranchée et donc cible privilégiée pour l’ennemi.Le 21 février 1916, jour de l’attaque sur Verdun la plupart des  quelques 30.000 casques déjà  produits chaussaient la tête des assaillants.On remarque sur certaines photos d’époque la disproportion du casque par rapport à la tête de son possesseur cela est sans doute dû au fait qu’il n’était construit qu’en 5 tailles différentes 60, 62, 64,66 et 68.Pas d’alternative donc pour celui dont le tour ne tête n’entrait pas dans l’une ou l’autre de ces mesures.L’intérieur du casque se composait de trois languettes de cuir reliées entre elles par un lacet.

    Au dos de chaque languette était cousu un petit coussin destiné à amortir le choc entre la coiffe métallique et l’occiput de son propriétaire.  Ces cousins étaient remplis de crin de cheval.

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    On distingue au niveau des oreilles le  rivet de support de la jugulaire.

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    Des deux cotés du casque des protubérances destinées à supporter la Stirmpanzer une plaque d'acier pesant plus de 2 kg  qui se rabattait devant la face du fantassin.

    Ce dispositif n'était porté que par les guetteurs immobiles dans la tranchée.

    Lourde et malaisée à manipuler elle était peu prisée et ne fut d'ailleurs fabriquée qu'à une cinquantaine de milliers d'exemplaires.

    N.B. : Le flash a fortement altéré les couleurs des photos qui paraitront plus tard sous un éclairage naturel. 


     

  • Destructions - Jemapes


    En 1914, lors de leur avance les Allemands détruisaient ou mutilaient les monuments qui leur faisaient ombrage.

    La colonne érigée à Jemapes en 1911  en commémoration de la victoire de Dumouriez  sur les Autrichiens en 1792  n’y échappa.


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    Ils déboulonnèrent le Coq Gaulois qui  surmontait l’édifice.

    Le 21 mai 1922 le coq fut replacé sur le monument.

     Le maréchal Pétain tout auréolé encore de ses succès participait à la cérémonie au milieu d’une foule immense animée d’une ardeur patriotique  sans précédent. Jemmapes3b

    L’affiche réalisée par l’artiste montois Anto Carte annonçant l’événement.


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    Remarquons qu’à l’époque  l’endroit s’orthographiait « Jemmapes ».  C'est ette orthographe  qui figure d’ailleurs également sur le monument de 1911.     
  • Avis de la Kommandantur de Mons

    Avis et Ordre de la Kommandantur 

    Kommandantur d’Etape 78 du 9 octobre 1917.


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     Le ton se durcit et les occupants n’hésitent pas à autoriser la saisie des biens des ressortissants de nations neutres.C’est le  pillage organisé.Résultat du blocus qu’exercent les Alliés tout fait farine au moulin : laines de matelas et coussins, vins jusqu’aux glands de chêne, faines, marrons et baies de sorbiers.Les Allemands mettent en place toute une industrie de substitution  des baies de sorbier ils extraient un remplaçant du sucre, des faines une huile de table, des glands de chêne de l’huile et surtout un ersatz de café.Les baies d’aubépine font une fois encore l’objet d’un article spécial dans ce tract ordonnant leur livraison immédiate.Nul ne peut se déplacer en-dehors des heures réglementaires sauf muni d’une attestation limitée délivrée uniquement par le Pass-Buro qui se trouvait à la rue de Nimy.Peu respectueux du droit des gens, les autorités occupantes exigent la rédaction de certaines requêtes dans la langue allemande comme dans le cas de demandes de charbon pour chauffage central.A la lecture de ces documents on conçoit aisément ce que devait être la vie des habitants sous la férule des troupes du Kaiser.

     

  • Le fantassin allemand

    Le fantassin allemand de 1914. 

    Belle figurine de chez Mignot représentant un fantassin bavarois  tel qu’il était à son départ pour la Grande Guerre.


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    Le contraste avec l’uniforme français est frappant.

    Ainsi habillé d’un uniforme de teinte gris-vert (feldgrau)  le soldat a tendance à se fondre dans le paysage.


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    Seul note « gaie » sur cette tunique les huit boutons dorés  frappés d’un lion.  Il faut signaler que le lion était l’apanage des seules  troupes de l’Etat de Bavière toutes les autres arborant une couronne.Contrairement à ce que claironne la publicité adverse le vêtement est de bonne qualité.  Un drap de laine doublé de toile qui s’ajuste parfaitement au corps de son utilisateur.

    Le pantalon droit  ici souligné de passepoils rouges s’enfonce dans des bottes en cuir brun à la semelle cloutée.


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    Notre  homme a le chef surmonté du Pickelhaube.  Cette coiffure inséparable des images  du début de la guerre  est faite de cuir bouilli.  La face avant est revêtue des armes de l’état d’origine parfois les régiments possédaient leurs insignes propres appliqués sur le casque.A partir de 1915, la pointe va devenir amovible.  En 1916 le casque disparaît au profit du casque en acier.  En campagne une housse en toile couvre le casque.  Fixée par cinq crochets d’acier elle porte le numéro du régiment agrémenté  parfois d’un « R » s’il s’agit d’un régiment de réserve, « L » pour la Landwehr et une croix pour la Landsturm.Dans le cas présent il s’agit d’un fantassin d’un 9ème régiment de grenadiers qui pointe un fusil Mauser du modèle 1898 avec sa baïonnette.Nous reviendrons sur le reste de l’équipement en temps voulu.

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    Le propriétaire du pickelhaube présenté ici avait gravé son nom dans le cuir.  Il s'appelait Balzet.

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  • Document - La patrie reconnaissante

    La loi du 25 - 08 - 1920 attribuait aux militaires de la guerre 1914-1918 une allocation "insaississable" de 75 francs par mois de service au front entre le 1-08-1914 et le 11-11-1918.

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    La nation récompensait ceux qui avaient souffert dans les tranchées n'oubliant cependant pas ceux de l'arrière qui touchaient 50 francs par mois de service accompli entre les dates précitées.

    Il était stipulé autre part que "le temps passé à la suite d'une condamnation en détention ou dans une formation disciplinaire ne donne pas droit aux allocations."

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