• La guerre çà coûte cher !

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    Les armées se sont ruées  les unes sur les autres  croyant en une solution rapide et … économique.

    Elles se sont enterrées.

    Désenchantés les gouvernements ont dû se rendre à l’évidence : toutes les prévisions devenaient caduques. Les caisses étaient vides.

    Pour financer le massacre ne restait que l’emprunt.

    Sur les murs de tous les belligérants fleurirent des affiches faisant appel à la générosité du public par souscription d’obligations  


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    Le graphisme est révélateur.


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    Aux USA on note un dessin moderne, colorié et souvent la présence de femmes au corps joliment tourné ; en France  ce serait plutôt grandiloquent ; en Allemagne le dessin est sombre comme l’âme de Siegfried ; en Russie  on parle chiffres et on sait d’office pourquoi on donne ses sous..

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  • Jusqu'au Bout.

     

     

    Dès 1914 fleurit une profusion d’objets.

    A  côté des figurines déjà évoquées on rencontre des jeux comme cette sorte de «  jeu de l’oie » intitulé Jusqu’au Bout.

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  • COURRIER DE L'AVENIR

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    Journal ainsi qu’annoncé dans le titre « bi-hebdomadaire  indépendant ».

    Edité dans la région montoise il était évidemment censuré.

    Ce numéro du dimanche 22 avril 1917 est le 30ème de la 3ème année.  

    On y fait bonne part de la culture des choux-raves et panais plantes dont la culture était peu exigeante ce qui en ces temps de disette ne pouvait que satisfaire le jardinier.

    Le jardinage dont on encourageait la pratique dans un autre article  la décrivant comme une « distraction qui est pour la santé du corps une bonne gymnastique dans une atmosphère excellente ; pour la santé de l’âme un dérivatif heureux qui fait oublier l’heure sombre, le constant souci de l’inquiétant lendemain ; ce sont d’indispensables richesses qui s’amassent… »

    On apprend  par ailleurs  que de nombreux avis « invitent tout le monde à cultiver la pomme de terre ».

    L’Etat-Civil égrène naissances, mariages et décès à Mons, Frameries, Hornu et Jemappes ainsi que dans « le Pays de Ath ».

     

    Un encart est réservé au décès du général baron von Bissing, gouverneur-général en Belgique, décédé le 18 avril 1917 à 8 heures 30 !

    Né en 1844 il avait dont 70 ans mais on ne renseigne  pas les causes de sa mort..

    Le Bulletin de Guerre mentionne l’attaque française en Champagne « partie du Nord de Soissons et continuée jusqu’à Reims ».

    Les Allemands dans « l’impétuosité de leurs contre-attaques ont fait 3000 prisonniers ».

    Dans la région de Lagnicourt les  Allemands ont mené des contre-attaques et ont repris cette localité aux Anglais.

    Le chroniqueur « Bob »  s’émerveille de l’application de « l’heure d’été » dont on apprend qu’elle fut instituée « l’année dernière (soit en 1916) qui inaugurait l’heure estivale obligeant d’avancer toutes les montres et pendules d’une heure ».

    « Encore une innovation qui a attendu la guerre pour éclore et prouver son caractère d’utilité indiscutable ».

    Cette "innovation" allemande est plus que jamais  d'actualité !

  • Figurines - Le Fantassin US

    Le fantassin US.

     

    C’est de nouveau une figurine CBG Mignot.

    Ce « Doughboy »* est représenté avec des bandes molletières du modèle » putters » de l’armée anglaise  mais souvent  ce sont   des jambières qui enserrent ses mollets.


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    Il porte le Campaign hat M 1912 avec un cordon tressé dont la couleur renseigne le corps auquel il appartient.

    Au combat le chapeau est remplacé par un  casque plat du modèle anglais.

    La vareuse est à col droit sur lequel on distingue 2 insignes : à gauche les lettres « US » et à droite l’insigne du corps.


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    Le pantalon ressemble à un modèle dit « de cheval ».  Le bas est fermé par des lacets.

    Les chaussures sont  des « Russet marching shoes » modèles 1904.

    Il tient en main un fusil Springfield  1903 A1 dont les munitions sont contenues dans un ceinturon-cartouchières d’un total de 100  cartouches.

    Nous reviendrons sur l’équipement US lors de la découverte de pièces  appartenant à  cette armée dont le poids finira par faire pencher la balance en faveur des Alliés.


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    *Le surnom « doughboy » provient de ce que l’intérieur du casque plat US est muni d’un boudin rond rappelant  un beignet (Doughnut).

     

  • Carte-postale "Lange Max"

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    Cette carte-postale éditée par le Service des Sites de la Guerre 1914-1918  au profit "des Œuvres des Invalides et Orphelins de la Guerre" représente la batterie Pommern installée par la Kriegsmarine à Koekelare.  Un avion d'observation belge la découvre le 7 mai 1917 et la photographie.

    Le 25 juin, cette "Grosse Bertha"  aboie pour la 1ère fois propulsant dans le ciel de Flandres un obus  d'un calibre de 380 mm et pesant quelques   900 kg !

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    La plupart des tirs étaient dirigés contre la ville de Dunkerque sans épargner Poperinghe et les lignes du front.

    Le 17 octobre 1918, les troupes belges s'en emparèrent.

    L'aventure du "Lange Max" ainsi qu'il fut surnommé se prolonge grâce à un musée situé Clevenstraat à Koekelaere.

    L'endroit facilement accessible depuis Dunkerque ou Ostende raconte l'histoire du Corps de Marine Flandern  ainsi que celle du monstrueux canon.

    On y trouve également une très belle illustration de l'Art des Tranchées, des projectiles, des mannequins..etc... le tout disposé avec goût et avec un grand souci du détail.

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  • Figurines

    Nous reprendrons l'étude détaillée de certaines figurines mais en attendant voici quelques beaux exemples de ce que faisait la firme CBG-Mignot.

    On reconnait un fusilier marin français, un mitrailleur, un cycliste au pantalon garance et un poilu tout de bleu vêtu qui s'en va gaillardement à l'assaut. 

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    Cycliste-Mignot

    Poilu-Mignot
    Mitrailleur-Mignot

  • Le Miroir 18 octobre 1914

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    La guerre fait recette car les numéros 46 et 47 ont été réunis « pour rattraper le retard occasionné par le tirage formidable de notre revue ».

    Dans la page rédactionnelle on lit que le 28 septembre un  Taube a survolé Paris tuant un vieillard et blessant une jeune fille.

    Le même jour, toujours d’après Le Miroir, le commandant allemand de Mulhouse s’est suicidé de désespoir de n’avoir pu franchir les Vosges.

    Le jeudi 1er octobre la situation est « proclamée satisfaisante » les offensives allemandes ayant été arrêtées sur tous les fronts.

    Les Belges contiennent les Allemands devant Anvers.

    D’après les documents photographiques publiés dans la revue, il semble que l’idée  d’enliser les Allemands en inondant le terrain soit déjà mise en pratique.  Cela se serait passé dans la région anversoise.    

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