• Médaille du Volontaire Combattant 1914-1918

    Médaille créée par arrêté royal du 17.06.1930 afin d’honorer tous ceux tant belges qu’étrangers qui ont de leur propre initiative souscrit un engagement  dans les rangs de l’armée belge.

    La médaille de forme ovale comporte à l’avers en relief la tête casquée d’un combattant de 1914-1918 avec derrière lui et d’une gravure plus fine la tête d’un volontaire  de 1830 le chef surmonté du typique bonnet des insurgés.

    On distingue encore au bord de la médaille, derrière le casque, le nom du graveur  Eug. J. Bremaecker. 1924.

    Le revers de la médaille bordé d‘un listel comporte l’inscription  en relief  et en haut VOLUNTARIIS, au centre  1914-1918 et en bas  PATRIA MEMOR.

    Le ruban est de couleur bleu roi.

    VolGuer1418

  • LUGER

    Luger01

    Planche didactique du  pistolet P.08 encore appelé « Lüger » du nom  de l’ingénieur auprès de la firme DWM (Deutsche Waffen Und Munitions Fabrik)  qui  conçu ce pistolet.

    Dès 1898  Georg Lüger retravaille le pistolet Borchardt et fait breveter le Borchardt-Lüger.

    L’armée suisse est enthousiaste et adopte en 1900  le pistolet sous la dénomination  Pistole Ordonnanz 1900, System Borchardt-Lüger ». Le calibre est le 7,65 mm « bouteille ».

    En 1902, Georg conçoit  une nouvelle  arme qui tire une cartouche appelée à devenir célèbre : la 9 mm Parabellum.

    La Suisse  toujours sous le charme passe rapidement commande.

    Cette même armée suisse va entendre, contrite, la sentence du Traité de Versailles qui interdit la fabrication du P 08 ce qui va l’amener à lancer sa propre fabrication  à l’Arsenal de Berne.

    Il en sera fabriqué quelques 30.000 jusqu’à l’arrêt de la production  qui surviendra en 1947.

    Il faut attendre 1904  pour que la  Kriegsmarine  adopte le pistolet sous la désignation de P.04.  Pour satisfaire la marine impériale Georg Lüger y a apporté pas mal de modifications : canon de 150 mm, hausse réglable et  tenon pour fixation d’une crosse.

    On estime que la production avoisine les  50.000 de 1906 à 1908.


    Luger-Eclaté

    L’année 1908 est particulièrement importante pour la DWM car c’est cette année que la Reichwehr  adopte officiellement son  pistolet  qu’elle baptise P 08.

    En 1914 c’est l’artillerie qui le choisit comme arme de service avec, là aussi, des  exigences particulières soit un canon de 200 mm, possibilité d’adapter un chargeur de 32 coups appelé « escargot », une hausse réglable et  une crosse amovible pouvant transformer le pistolet en carabine.

    On voit ci-après deux beaux exemplaires de Lüger  dont un « Artillerie » montrés au Musée Royal d’Armes de Tournai établissement dont nous conterons la visite sous peu.

    Luger-Tournai

  • Médaille commémorative de la guerre 1914-1918

    Med-Commémo1418

    Médaille instituée par l’arrêté royal du 21.07.1919.

    Elle est destinée à tous les militaires belges qui ont pris part à la guerre 1914-1918.

    La médaille a une forme allongée.

    A l’avers un militaire coiffé d’un casque Adrian ceint de feuilles de lauriers.

    A droite le nom du graveur : E.J. De Bremaecker.

    Le soldat est surmonté d’un lion belge entouré de feuilles de lierre et de laurier

    Au revers une inscription en ovale Médaille Commémorative de la Campagne

    1914-1918.

    Le même texte est répété en bas en flamand : Herinnerings Médaille van den veldtocht.

    On retrouve les initiales du graveur « E.B.D. ».

    Le texte est surmonté d’une couronne royale  entourée comme à l’avers de feuilles de lierre et de laurier.


    Med-Commémo1418b

     

    Le ruban mesure 37 mm de large.  Au centre une bande verticale de couleur or de 15 mm.

    A chaque bord une bande verticale rouge de 10 mm de largeur.  La bande jaune est séparée des rouges par un filet noir de 1 mm.

     

    Le ruban pourra être surchargé d’insignes divers que nous verrons plus tard.

     

    Dans le modèle exposé le ruban comporte 3 barrettes de chevron de front.

  • 1er Régiment de Lanciers

     

    Je me suis rendu à Namur pour constater ce qu’il restait de la caserne d’où est parti ce régiment en 1914.

    Seul subsiste le corps de garde.  Un bâtiment suffisamment vaste que pour abriter un Musée Africain.

    Au mur une plaque rappelle  la présence du régiment en cette ville :

    Le régiment tint garnison à Namur pendant 43 ans.

    Il quitta cette caserne  pour entrer en campagne le 1er août 1914.

    106 lanciers de tous grades tombèrent au champ d’honneur.

    Le musée est remarquablement agencé et montre des pièces très intéressantes pour celui qui s’intéresse à la présence belge sur la terre africaine.

    Pour ce qui concerne la période 1914-1918 on trouve un buste du général Tombeur qui voisine avec un drapeau pris aux troupes allemandes ainsi que d’autres souvenirs dont un  fanion allemand  pris en 1916 à Usumbura (orthographe de l’époque) des  panneaux photos avec notamment celles  de la campagne du Tanganyika , etc...

    Cas1L
    Cas1L-4
    Tombeur
    HHydrav-Tanganika

  • 5ème Régiment de Lanciers.

    Frat5L

    Afin de se souvenir des souffrances endurées mais aussi des moments passés ensemble naissent après la guerre des « Fraternelles » dans lesquelles se retrouvent  tous les membres d’une même unité.

    Afin de maintenir le contact et de tenir les membres informés, ces fraternelles éditent des bulletins d’information.

    Le musée possède des collections de ces bulletins notamment celui de la Fraternelle du 5ème Lanciers.

    Bien que fondée le 13 octobre 1929 cette association ne publie son premier bulletin qu’en 1933.

    Dans le numéro d’octobre on annonce le décès du Lieutenant-Général de Witte de Haelen survenu le 12 août 1933. Ce titre « de Halen » lui fut décerné par le Roi suite aux  combats du  12 août menés dans cette localité par le 5ème Lanciers.

    Débute dans ce même numéro l’historique du  régiment depuis sa création le 13 décembre 1913 jusqu’aux combats de 1918. 

    Cette relation très complète ira jusqu’au n° 12 de 1935.

    Nous y reviendrons.

    On apprend encore ici  que la plaque de Grand Officier de l’Ordre de Léopold (ordre militaire) est décernée au lieutenant-général baron de Renette de Villers-Perwin et que Vanbeustel François est autorisé à porter une Palme en bronze sur le ruban de la Croix de Guerre.

    Il y a encore un plaidoyer pour une extension de l’attribution de la Croix du Feu :

    Les conditions de l’obtention de la  Croix du Feu créent des situations humiliantes pour une grande partie des combattants.

    Celui qui ne sera pas porteur d’une carte de feu restera un soldat qui a usurpé le titre de combattant.

    Il serait juste que cette carte de feu soit délivrée également aux prisonniers pris les armes à la main.

    En réclamant, pour cette catégorie, nous sommes certains de réparer une injustice, car les prisonniers de guerre sont ceux qui se sont sacrifiés pour permettre à l’armée en campagne de continuer à exister.

     Frat5L-2

  • La Perm'

    Il faudra attendre 1915 avant que l’armée belge n’établisse des « permissions de détente ».

    On s’étonnera de ce qu’il ait fallu aussi longtemps pour voir se réaliser cette mesure mais cela était du aux hésitations des autorités à accorder le retour à la vie normale pour quelques jours à des combattants qui sortaient tout droit des tranchées.  N’était-ce aller vers de graves déboires ?

    A l’origine la durée du congé était de 7 jours  dans la localité d’arrivée.  Le temps des voyages aller et retour  n’entrant pas en ligne de compte.

    En août 1917,  cette durée est portée à dix jours.

    En Angleterre le billet de chemin de fer était gratuit pour les permissionnaires belges ou autres mais en France le militaire belge devait payer son voyage depuis Calais. Un billet Calais-Paris coûtait  6,20 francs en 2e classe et 4,55 en 3e classe.

    Les trains de permissionnaires circulaient lentement laissant la priorité aux autres convois.

    Le voyage Adinkerke-Paris  s’effectuait normalement entre 18.25 et 18.00 dans l’inconfort car les wagons mis à disposition  étaient  en piteux état.

    Les manquements  au règlement quant au retour était sévèrement punis : un  ou deux jours de retard se voyaient sanctionnés  par la privation des chevrons de front mais surtout de la prime y afférente.  Les absences plus longues étaient bien souvent qualifiées de désertion avec le passage devant le Conseil de guerre avec tous les risques que cela comportait.  

    Perme
     

     

     

         

  • Affiches - Steinlen

    Comme la plupart des artistes en renom de l’époque Steinlen  a prêté son crayon   à la cause du patriotisme mais pacifiste dans l’âme ce Français d’adoption n’a jamais consenti qu’à illustrer des sujets humanitaires.

    Perfectionniste à l’extrême il obtint de monter au front  pour croquer  les scènes de la vie quotidienne.

    A côté des quelques affiches que l’on connaît il a ramené une série de dessins qui témoignent tous de la grande misère qu’il a vu là-bas.

    Il n’a jamais trahi son âme et dans toutes ses œuvres de l’époque on ne relève aucun sentiment cocardier ou revanchard rien que tristesse et commisération  tant pour les ennemis que pour les alliés. 

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