30/03/2009

Panorama de l'Yser.

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Ce panorama est constitué d’un ensemble de cartes-postales qui déplié représente l’œuvre picturale que l’on peut sans risque  qualifier de colossale réalisée par le peintre Bastien. En effet cette toile qui se trouvait jadis aux murs de ce qui est devenu le Musée de l’Air et de l’Espace ne mesurait  pas moins de 15 mètres de haut sur 115 de long !!!

C’est au cours de la bataille de l’Yser en octobre 1914 que le roi Albert  émis l’idée de fixer sur la toile les principaux épisodes de ces combats.

Dès cet instant, Bastien  chargé de la réalisation parcourt journellement le front de l’Yser.

Il prend force croquis ce qui lui vaut d’être par trois fois  arrêté comme espion.

De ces croquis il fait une esquisse  au dixième de la dimension définitive.

En 1920 aidé de ses élèves Ch. Swyncop, Ch. Léonard et J. Bonheur il se met au travail.

340 jours plus tard  l’œuvre peinte sur de la solide toile à voile est terminée.

En 1925, la toile est transférée à Ostende dans la Rotonde  d’où suite à la démolition de celle-ci elle partira  en 1950.

Ce sont  les troupes du génie belge qui s’occupent de déplacer la toile qui transportée par camions arrive le 20 septembre 1950 au Musée Royal de l’Armée à Bruxelles.

Après une série de réparations sommaires, le lieutenant Van Eeghem chef du détachement Génie   « accrochait » les 1700 m² de la toile aux rails de soutien  à 18 m du sol !

Pour  en assurer la rigidité l’œuvre avait été fixée sur une grille en fer. L’ensemble pesait plus de 3.000 kg !!

Si l’on regarde la toile de droite à gauche on y voit les halles d’Ypres en flammes.  Une batterie d’artillerie anglaise traverse la Grand-Place  se frayant un chemin parmi les décombres.  On distingue des civils hagards, du bétail, des corps.

Plus loin la  minoterie de Dixmude  qui fit  tant parler d’elle.

Si l’on regarde vers la gauche on voit des fantassins revêtus des lambeaux de leur tenue de l’été 14  pataugeant dans une eau fangeuse au milieu de cadavres de chevaux.  Un dépôt de goudron flambe en vomissant des volutes de fumées noires et grasses.

Et puis c’est la boucle de Tervaete où les combattants  s’entrégorgèrent tant et tant.

On voit encore la tête de pont de Nieuport avec l’écluse et le tramway qui servit de « salle d’opération » entouré de civières ruisselantes de sang.

Du côté de l’estuaire des chevaux blancs montés par des spahis entourent des soldats allemands prisonniers.

On suppose que ce panorama destiné à perenniser le sacrifice des quelques 80.000 soldats belges appuyés par les fusilliers marins de l'amiral Ronarch  se trouve à présent dans les caves du Musée Royal de l'Armée.


  

 

 

19:04 Écrit par sweetcricri dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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