22/05/2009

Pages de Gloire

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Pages de Gloire est un volume de plus de 250 pages imprimé sur papier épais édité par le Conseil Central de l’enseignement primaire catholique sis à Liège.

Il était imprimé annuellement chez  Desclée  De Brouwer et Cie  qui avait des établissements tant à Bruges qu’à Paris.

Tous les textes rayonnaient de ferveur patriotique mais encore et surtout d’un catholicisme ardent.

Les auteurs étaient d’ailleurs pratiquement tous  des membres du clergé comme le R.P. Marie-Albert van der Cruyssen, prieur de l’Abbaye d’Orval ; R.P.Bommenal, O.M.I. ; R.P. de Buck, S.J. ;  R.P. Coste, lazariste,…etc.

Avec toutefois des  écrits tel Le Roi Aviateur du à la plume du  Chevalier Willy Coppens de Houthulst  as aux quarante victoires  de l’aviation militaire belge.

Tous ces récits bien que cocardiers n’en sont pas moins intéressants par les détails qu’ils apportent  sur certains aspects du conflit.

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Ainsi dans le Roi Aviateur, Willy Coppens raconte les escapades que faisaient les combattants à La Panne

(…) La Panne était alors un lieu de rendez-vous pour tous les privilégiés de notre armée qui se trouvaient à proximité de la côte.

La Panne avait ses bars et ses pâtisseries, ses restaurants et ses brasseries.  Les officiers les plus élégants lançaient les dernières modes sur la digue.  Au printemps on les voyait  dans les uniformes du  kaki le plus rose qu’avaient pu fournir les drapiers de Grande-Bretagne.  A l’automne ils étaient feuille-morte.  Les infirmières de l’hôpital de la Croix Rouge y portaient des bas de soie. (…).

Avec Jacques de Dixmude  le  RP de Buck de la Compagnie de Jésus  se  plait à répéter les principes moraux énoncés par l’ex Commandant du 12ème de Ligne :

« Ce à quoi devra tendre l’éducation militaire c’est d’amener l’homme à faire son devoir, tout son devoir, délibérément, sans qu’il soit nécessaire pour cela qu’il soit sous le regard de l’autorité  (…) L’officier éducateur devra entreprendre un assainissement moral par la parole.  Il faut qu’il connaisse chacun de ses hommes, qu’il parle leur langue, qu’il sache les besoins de leurs différentes mentalités.  Sa sollicitude s’étendra particulièrement à ceux que des tares morales rendent inaptes à juger de la discipline (…) ».

C’était un chef.    

 

12:27 Écrit par sweetcricri dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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