• Le Fantassin US - figurine

    Yanks

     

    En janvier 1917, la tension  est très vive entre les  gouvernements  allemand et américain.

    Un mois plus tard après la découverte des manœuvres sournoises  d’Alfred Zimmerman, ministre des affaires étrangères du Kaiser promettant le Texas et l’Arizona au Mexique si celui-ci entrait en guerre c’est l’explosion.

    Le 2 avril 1917,  Woodrow Wilson prononce son fameux discours devant le Congrès.

    We will not choose the path of submission…The world  must be safe for democracy..

    La nation tout entière relève le défi : en six mois la petite armée américaine passe de 200.000 à 1.300.000 hommes.

    Dès juin 17, les premières troupes commandées par le général Pershing débarquent en France.

    Le nom  Doughboys dont on les  affuble  a une origine  incertaine.  Ce qui est sûr c’est que ce terme était d’usage bien  avant la guerre 1914-1918  certaines relations officielles de la campagne mexicano-américaine de 1846 qualifiant  déja ainsi les fantassins US.

    La tenue dont ils sont vétus est remarquablemment bien adaptée à la guerre moderne.

    Un Campain hat M 1915 aux allures de chapeau scout, un casque plat du modèle britannique, une vareuse de coupe moderne à col droit fermée par 4 boutons.  Le pantalon du modèle cavalier se lace aux mollets.

    Deux modèles de jambières sont en usage dans l’armée US en 1917 : le 1904 qui se ferme par une sangle en cuir et le modèle 1910 qui s’ajuste grâce à un lacet passé dans des crochets.  Ce dernier détrônera rapidement le prémier.

    On rencontre, aussi,  des documents montrant des soldats américains portant les mêmes bandes molletières que leurs homologues britanniques.

    Les pieds sont chaussés des Russet marching shoes model qui seront progressivement remplacées par des brodequins copiés sur ceux de l’armée française.

    A l’épaule  le fusil Springfield 1903 A1 ou encore l’Enfield P 14  tous deux chambrés pour la cartouche .30.

    Sur la figurine Mignot on distingue encore une cartouchière pouvant contenir 100 cartouches (10 compartiments), une pochette à pansement, une gourde et à l’arrière  un havresac en  2 parties  duquel dépasse le manche de la Modèle 1905 E 1..

     

  • Pages de Gloire

    pageGloire

    Pages de Gloire est un volume de plus de 250 pages imprimé sur papier épais édité par le Conseil Central de l’enseignement primaire catholique sis à Liège.

    Il était imprimé annuellement chez  Desclée  De Brouwer et Cie  qui avait des établissements tant à Bruges qu’à Paris.

    Tous les textes rayonnaient de ferveur patriotique mais encore et surtout d’un catholicisme ardent.

    Les auteurs étaient d’ailleurs pratiquement tous  des membres du clergé comme le R.P. Marie-Albert van der Cruyssen, prieur de l’Abbaye d’Orval ; R.P.Bommenal, O.M.I. ; R.P. de Buck, S.J. ;  R.P. Coste, lazariste,…etc.

    Avec toutefois des  écrits tel Le Roi Aviateur du à la plume du  Chevalier Willy Coppens de Houthulst  as aux quarante victoires  de l’aviation militaire belge.

    Tous ces récits bien que cocardiers n’en sont pas moins intéressants par les détails qu’ils apportent  sur certains aspects du conflit.

    PageGloire2

    Ainsi dans le Roi Aviateur, Willy Coppens raconte les escapades que faisaient les combattants à La Panne

    (…) La Panne était alors un lieu de rendez-vous pour tous les privilégiés de notre armée qui se trouvaient à proximité de la côte.

    La Panne avait ses bars et ses pâtisseries, ses restaurants et ses brasseries.  Les officiers les plus élégants lançaient les dernières modes sur la digue.  Au printemps on les voyait  dans les uniformes du  kaki le plus rose qu’avaient pu fournir les drapiers de Grande-Bretagne.  A l’automne ils étaient feuille-morte.  Les infirmières de l’hôpital de la Croix Rouge y portaient des bas de soie. (…).

    Avec Jacques de Dixmude  le  RP de Buck de la Compagnie de Jésus  se  plait à répéter les principes moraux énoncés par l’ex Commandant du 12ème de Ligne :

    « Ce à quoi devra tendre l’éducation militaire c’est d’amener l’homme à faire son devoir, tout son devoir, délibérément, sans qu’il soit nécessaire pour cela qu’il soit sous le regard de l’autorité  (…) L’officier éducateur devra entreprendre un assainissement moral par la parole.  Il faut qu’il connaisse chacun de ses hommes, qu’il parle leur langue, qu’il sache les besoins de leurs différentes mentalités.  Sa sollicitude s’étendra particulièrement à ceux que des tares morales rendent inaptes à juger de la discipline (…) ».

    C’était un chef.    

     

  • Figurine - Minenwerfer

    Elastolin

    Une miniature Elastolin à la datation incertaine soit fin de guerre soit entre deux.

    Elle représente un fantassin allemand  réglant le tir d’un Minenwerfer.

    Dès 1907 l’Artillerie Prüfungskommission (Commission d’expériences de l’Artillerie) secondée par Das Köninglische Ingenieur Komitee (Comité royal des ingénieurs)  se penche sur le problème de l’artillerie de siège.  Le Grand Etat-major Impérial  pressentant les difficultés qu’il pourrait éprouver face aux forts de Liège.

    Après bien des tâtonnements et le refus de Krupp ce sera finalement  la Rheinische Metalwaren und Maschinenfabriek  qui fournit  à l’armée impériale son premier Schwerer Minenwerfer.

    Nous sommes en 1911.

    L’engin pèse 570 kg hors organes de pointage.  Le  tube d’une longueur de 86 cm pèse 150 kg.

    Il tire entre 200 et 550 m un projectile appelé « mine ».

    Celle-ci peut être soit longue et dénommée Ganze schwere Sprengmine avec une hauteur de 1,05 m munie de sa fusée.  Le poids est dans ce cas de 96,5 kg se répartissant comme suit :

    Projectile  49,6 kg ; charge explosive 47 kg.

    La couleur de ces mines est grise.

    lIl peut également tirer  la Kurze schwere Wurfmine qui est plus courte : 59 cm sans fusée  avec une charge de 26 kg de Nitrolit.  Poids total 63 kg.

    Couleurs grises également.

    En 1915 la Gas-Mine fait son apparition.  C’est le modèle court chargé de D-Stoff.

    Le D-Stoff  est un mélange de chlore gazeux et d’oxyde de carbone qui frappé par la lumière devient de l’oxychlorure. Un gaz asphyxiant indécelable qui fera des milliers de victimes.

    Afin de le distinguer des autres, ce projectile porte3 bandes blanches sur sa robe grise.

    L’Allemagne disposera encore des  versions 1/2 s. Spr. M16 et   m.MWaA (Mittmerer Minenwerferalterart). 

    Devant l’entrée monumentale du Musée Royal de l’Armée à Bruxelles on peut voir deux exemplaires de Schwerer  Minenwerfer  accroupis pour l’éternité.

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  • 14e de Ligne

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    En août 1932 à l’occasion de l’inauguration  du monument dédié à ses morts aux cours des combats de 1914-1918, le Comité des Anciens de la Fraternelle du 14e de Ligne publiait  un album spécial.

    Cet ouvrage rédigé dans les deux langues nationales  est très complet et représente une véritable mine d’or pour celui qui s’intéresse à l’histoire de ce régiment  depuis les combats de Rabosée  dans la nuit des 5 au 6 août 1914 jusqu’à l’offensive libératrice d’août 1918.

    Il comporte également la liste alphabétique de tous les morts du régiment au cours du conflit.

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    Parmi tous les noms celui de Férir a particulièrement attiré mon attention car c’était le grand-père de l’un des organisateurs de l’exposition à laquelle j’avais participé en novembre dernier.

    Férir J. T. F.  -a

    Ce dernier m’a d’ailleurs communiqué quelques documents relatifs à ce soldat  FERIR décédé  aux premières heures de la guerre.

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    Ferir-02b


    Notamment cette demande de l’administration communale d’Ougrée datée d’août 1915  collectant des informations sur le défunt ou encore  ce souvenir de la messe solennelle célébrée en l’église de Terwagne en novembre 1915.

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  • Tarciennes

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    Quelques photos du cimetière militaire de Tarciennes situé à quelques kms de Charleroi.

    Là  reposent les corps tant de soldats français que d’allemands.

    Alignés comme pour la parade ils se font face.

    Que peuvent-ils bien se dire après tant de temps passé ensemble ?

    Beaucoup d’inconnus surtout parmi les Français.

    Un ossuaire renferme les dépouilles relevées à Châtelet.

    Assez curieusement il y a un Russe inconnu et incongru : qu’allait-il faire dans cette galère ?

    J’écris « un Russe » mais le panonceau à l’entrée du cimetière en annonce 2.

     

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  • Grenadier 220 R.I.

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    Cette figurine représente un grenadier français du 220ème Régiment d’Infanterie qui comme beaucoup  a connu l’enfer de Verdun.

    Il est coiffé du casque Adrian modèle 1915 frappé des initiales « RF » (République Française).

    Le col  de la capote modèle 15  arbore le n° du régiment  avec un point rouge signifiant son appartenance au 3ème bataillon.

    Sur la manche gauche un chevron de blessure,  sur la droite  une grenade surmontée  de chevrons représentant  18 mois de service (le premier pour un an et le second pour 6 mois). 

    Il porte à la ceinture des porte-chargeurs contenant quelques 120 cartouches pour son fusil Lebel modèle 1886 M93  qui est surmonté du tromblon du lance-grenades Vivien-Bessière.

    Le concepteur de la figurine a voulu que celle-ci soit  la plus complète possible puisqu’on trouve encore sur ce grenadier  2 gourdes, un étui pour masque anti gaz M2, un sac à provisions, un sac à grenades du modèle 1916 et  extrême souci du détail l’étui en cuir pour le lance grenades v.b.

    Sur  le sac de forme carrée qu’il porte au dos  est enroulée  une toile de tente et deux sacs de jute vides  destinés à  être remplis de sable en cas d'urgence.

    Les brodequins modèles 1912/1916 sont surmontés de bandes molletières .