30/06/2009

Dinant Citadelle - 3

Cit_23-08-14

A deux pas de la citadelle il y a une nécropole presqu’exclusivement française hormis les tombes d’aviateurs du Commonwealth  qui faisaient vraisemblablement partie du même équipage du bombardier abattu le 12 octobre 1941.

Parmi les Français un grand nombre sont tombés le 23 août 1914.

Le sous-lieutenant Maxime Delloué du 275e régimebnt d’infanterie qui défendait le pont de Dinant ce jour-là écrit dans son Journal de Campagne que  dès l’aube un avion boche nous survole.

C’est le prélude à un véritable déluge d’artillerie.  77 puis grosses marmites pleuvent sur Dinant.

Vers 8h les 75 français font entendre leurs voix.

La supériorité numérique de leur artillerie, le nombre important de leurs mitrailleuses, marquaient malheureusement d’une  façon  trop évidente notre faiblesse sans parler de la liaison de leur artillerie et de leur aviation qui nous apparaissait réglée automatiquement et littéralement surprenante.  

A 9 h l’Hôtel des Postes flambe.

A 11 h. Scache  nous signale que la position était devenue intenable.

Scache c’est cet adjudant que le narrateur avait envoyé tenir l’Hôtel des Postes la veille au soir.

Il évacue la positon.

Le premier homme de sa section à rejoindre  est le caporal Teturgis blessé à la jambe.

Il est suivi peu après par le reste traînant avec eux un brancard sur lequel git le caporal Pesez.

Du sang coule encore de sa poitrine percée de 3 balles.

Il avait 19 ans.

Tous les hommes se découvrent et je l’embrasse pour tous ses camarades.

J’ai pensé que sa mère dans son chagrin serait contente de savoir qu’il soit parti avec cette ultime caresse et que son âme de gosse héroïque aura tressaillit de joie au suprême baiser de son officier.

Les obus pleuvent sur la barricade qui interdit la traversée du pont.

A 5 h les Français sont toujours là.  Les 75 se sont tus et ils  se sentent abandonnés.

A 6 h 30 arrive enfin un officier du Génie : Messieurs la division bat en retraite sur Rosée, vous n’aves plus personne derrière vous et plus d’artillerie… il faut vous replier le plus vite possible. Les Allemands ont passé la Meuse sur le pont à Anseremme… Je fais sauter le pont.

Delloué et ses hommes se replient par le passage à niveau où plusieurs tombèrent fauchés par une mitrailleuse boche. A quelques cents mètres de là dans un fossé nous faisons l’appel … il manque beaucoup de camarades…

Ils sont là devant moi.

Cit_23-8-14

15:32 Écrit par sweetcricri dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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