28/05/2010

Le Passé

LePassé

 

Le Passé.

 

« Le Passé » était la revue du Cercle d’Histoire et d’Archéologie de Pont-à-Celles dont le n° 1 paru en juin 1963 pour se terminer  en avril 1971 avec le n° 40.

Dans le n° 10 de décembre 1964 débute la relation des combats d’août 1914 dans l’entité.

Le 20 août arrivent quelques 1500 fantassins  français accompagnés de cavaliers dont 120 cuirassiers et 4 canons.

Ils s’installent derrière le canal  qui traverse la localité.

Le premier contact a lieu  le 21 vers 7h30 près du cimetière de Pont-à-Celles.

Les pertes allemandes sont assez conséquentes dues surtout aux  4 canons embusqués dans les taillis qui bordent la chaussée de Brunehault.

Vers 13.00 sous la poussée constante des Allemands les Français  doivent  se replier vers Courcelles et Gouy-lez-Piéton.

Profitant de l’obscurité hommes et chevaux s’en vont vers Anderlues où beaucoup trouveront leur destin lors de la Bataille de Collarmont.

Dans son livre « Journal d’un officier de cavalerie » le Chef d’Escadron Ouy-Vernazobres  écrit :

Courcelles le 21 août.

Aujourd’hui nous dit-on, repos ; évacuez les chevaux inutilisables.  Ce mot  nous porte la guigne ! Nous déjeunions lorsque le canon se met à tonner à quelques kilomètres vers Luttre ( qui fait partie de l’entité de Pont-à-Celles ).

Alerte, cris, bousculades ; on prend des positions de combat à pied que l’on garde jusqu’au soir, puis nous nous retirons.

Quelle nuit ! On marchait pendant quelques mètres et on s’arrêtait.  On dort  debout ; les chevaux ralentissent ; ceux qui suivent se cognent le nez contre la croupe de ceux qui précèdent et s’arrêtent.  Ce sont des à-coups formidables et incessants.  Quant on met pied à terre, les hommes s’affalent, s’accroupissent, s’allongent, se pelotent entre les jambes de leurs chevaux sur la route.  Les officiers, privilégiés, ont le seuil des portes.  Le Général de Brigade dort debout, les coudes appuyés sur une fenêtre, la tête entre les mains.  Pas un bruit, pas un souffle.  Et ce spectacle d’hommes et de chevaux dormant emmêlés, écrasés de sommeil a quelque chose de fantastique.

 

C’est ainsi que d’achève cette journée du 21 à Pont-à-Celles.  

 

D’après l’auteur du texte dans « Le Passé » : « Trois français seulement sont tombés sur le champ de bataille.  Deux furent tués par les balles ennemies, le troisième se noya accidentellement d’une façon triste et sans gloire : en se sauvant  en vélo par le pont du chemin de fer.  Il tomba dans le canal à cause qu’on avait enlevé des traverses.

On le retrouva huit jours plus tard, placé debout contre les piles du pont ».

 

En 1963 les témoins de la tragédie de 14 ne manquent pas : «  Fernand Gilles allant à la pêche était présent quand on retrouva ce malheureux ; « c’était affreux, j’en devenais malade ».

 

On lit encore dans ce texte :

« Deux de ces Français reposent au cimetière de Pont-à-Celles : Albert Pierre, cycliste de la garnison de Versailles et Maurice Leclercq milicien de la classe de 1912. Zéphir de Neuville (4ème régiment de cuirassiers, à Rebreuville, Pas-de-Calais).

 

Je me suis rendu au cimetière communal pour y trouver ces tombes qui n’y sont plus.

Plusieurs  personnes interrogées m’ont affirmé que dans les années ’50 l’armée Française était venue rechercher ses soldats.

 

Ces gens  dont certains ont maintenant  la septantaine m’ont également dit  « il y avait bien une trentaine de cercueils »

 

Qui étaient-ils ?

 

Comme dit plus haut, il n’y a plus de tombes mais un monument où sont gravés quatre noms et pas trois  car aux trois premiers cités s’ajoute Louis Batardy  sans date de décès.  

PàCelles00

 

P)Celles01

23:47 Écrit par sweetcricri dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.