• IllustrierterKriegs=Kurier - Croix de Fer

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    La couverture du Courrier de Guerre ,° 19 nous montre le général de cavalerie, baron von Bissing, gouverneur de la Belgique arborant la Croix de Fer. Celui-là  même qui a signé la condamnation à mort d’Edtih Cavell.  Plus grave encore car c’est en Belgique d’une actualité brûlante c’est lui qui a signé un arrêté  de séparation administrative  de la séparation de la Flandre  et de la Wallonie  prélude  à une scission définitive.  

    La décoration semble une 2ème classe « 1914 » à moins qu’il ne s’agisse de la même distinction acquise lors de la guerre de 1870.    

    Conçue par l’architecte prussien Karl F. Schinkel à l’instigation de l’empereur Frédérich III de Prusse  la Croix de Fer  n’est pas  sans rappeler  celle des Chevaliers teutoniques.

    Rétablie une première fois en 1870 lors de la guerre franco-allemande elle reprend du service le 5 août 1914 sous Guillaume II.( Erneuerung durch König Wilhelm II von Preussen über die Wiederbelebung des Eisernen Kreuzes

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    La médaille de 2ème classe fut largement distribuée en 1914 puisqu’on en totalise plus de 5.000.000.

    La croix de 1èere classe était attribuée avec plus de parcimonie puisqu’il n’y en eut que quelques 220.000.

    Les IllustrierterKriegs=Kurier ne sont pas datés mais étant donné les photos présentant les petits écoliers allemands emballant les courriers de Noël destinés aux troupes en campagne on peut raisonnablement supposer que nous sommes en novembre /décembre 1914.

    L’opinion internationale parle beaucoup des atrocités allemandes en Belgique aussi voyons-nous un soldat allemand partageant sa soupe avec des enfants belges.

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    Les autres documents photographiques sont aussi paisibles comme  les « vue du rayon des jouets aux grand magasins d’Herman Tietz à Berlin » ou « Thé de bienfaisance à l’hôtel Adlon à Berlin : réunion de bienfaisance organisée par la colonie américaine de Berlin au profit des cuisines populaires que cette colonie entretient ».

    On voit encore les soldats allemands qui s’exercent sur les rempart sud fort belge de Mons reconstruit (par eux).  De quel fort s’agit-il ?  

     

  • Bizarre ce hussard

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    Le Miroir 24 Janvier 1915.

     

    La couverture du n° 61 du Miroir nous montre une photo assez saisissante soit celle d’un Hussard tué sur une voie ferrée.

    La légende de la photo dit « Certaines photographies offrent, comme celle-ci, des sujets de tableaux tout composés.  Le cavalier a été atteint tandis qu’il marchait devant son cheval, et l’animal reste immobile, frémissant d’inquiétude ».

    Cette photo m’interpelle.

    Tout concourt au drame : le fidèle animal resté près de son maître, le décor aux arbres scalpé par la mitraille et ce hussard sorte de Dormeur du Val sur lequel on ne distingue aucune blessure.

    Je suis de plus en plus persuadé qu’il s’agit là d’une réalisation du  capitaine Tournassoud  officier français qui bien qu’ayant rendu de grands services à la photographie n’hésitait cependant pas à  reconstituer des scènes de guerre à l’aide de figurants.

    Pour le reste tout semble aller pour le mieux.

    Les Belges ont enlevé un Minenwerfer aux Allemands près de Dixmude.  Une belle prise car cet engin n’est pas encore très connu des Alliés. Des signes de refroidissement sont notés entre Guillaume II et les souverains d’Allemagne du Sud mécontents des pertes subies par leurs contingents.  Le roi Albert protester auprès du pape contre le traitement infligé au cardinal Mercier. L’émission de bons français du Trésor de 250 millions de francs a été couverte plusieurs fois à Londres.

    L’armée roumaine va entrer en guerre. Elle lève 40 régiments d’infanterie. L’infanterie est munie du fusil Mannlicher type 1893 en calibre 6,5 mm.   L’artillerie utilise le canon de 75 modèle 1908. 

      

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