• 1918 - Occupation de l'Allemagne.

    Dès le 1er décembre 1918 les Alliés franchissent la frontière allemande pour occuper les pays rhénans.

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    La carte-postale représentant  la Nordtor de Julich est adressée par un membre de l’Etat-major de la 4ème Division de l’Armée belge.  Il est parmi les premiers à pénétrer en Allemagne.

    Le ton est dur « ils sont plats comme de vilaines bêtes qu’ils sont ».. »La  vis se ressere (sic) ».

    Les nouveaux occupants ont quatre années de lutte derrière eux avec pour les Belges et les Français  la mise à sac de leur pays.  Les relations seront tendues au cours des dix années que va durer la présence des Alliés sur le sol allemand.  Il y aura des morts de part et d’autre.

    L’avers de la  carte traduit ce climat : le correspondant à barré « Julich » pour le remplacer par « Juliers »..

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    Sur une autre carte-postale on voit un groupe de musiciens du 14ème de Ligne « en occupation » et contents de l’être.

    Comme dit plus le sang va couler : la légende de la photo représentant deux chars Renault FT-17 dit «  Après que le sang eût coulé à Buer où le lieutenant Colpin et M. Joly sont tombés victimes d’un lâche attentat… ».

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    Plus loin, autre photo de soldats français à Bochum où l’état de siège a été déclaré, le bourgmestre arrêté.

    La page de couverture du Patriote Illustré du 21 janvier 1923 montre des photos de l’intervention des troupes franco-belges dans la Ruhr : ce n’est tant  l’agitation de nationalistes mais  les difficultés de l’Allemagne à s’acquitter de sa dette qui a déclenché cette opération d’envergure.

    On y voit de nouveaux des chars Renault mais également des automitrailleuses White (belges ?).

    A l’époque de cet épisode la brigade belge est commandée par le général Borremans un héros de la Grande Guerre.   

     

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  • Canon de 5,7c sur affût-chandelier

    En 1914 les forts belges  outre l’armement principal disposaient de canons de 5,7 cm sur affût chandelier destinés principalement à la défense des fossés.

    Ci-après le manuel d’instruction daté de 1913  concernant ce canon.

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    L’ouvrage édité par les Editeurs Guyot et Frères à Bruxelles est revêtu du cachet du Commandant du Génie de Forteresse de la position fortifiée de Liège.

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    Ces pièces étaient  en dotation au fort d’Emines  dont la visite a fait l’objet d’un article dans ce blog.

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    Comme il est d’usage dans ce type de manuel militaire tout y est décrit avec minutie.

    Rien n’est laissé au hasard.  Ainsi au chapitre « Charger et faire feu » on lit :

    Le chef de pièce commande :

    CHARGEZ.

    N° 2 (le servant n°..) écarte la jambe droite et prend une cartouche sur la table à munitions, la renverse, le milieu dans la main gauche, l’introduit dans le canon et la fait pénétrer dans la chambre en la lançant, la main droite appuyée contre le culot.

    N° 1 (le servant n°..) veille à ce que la cartouche soit bien mise en place.

    Pour faire feu, le chef de pièce se place de manière à pouvoir observer le tir et commande :

    Pièce – FEU.

    Au commandement : FEU, n° 1 referme la culasse et fait feu en abattant brusquement le levier de l’appareil de fermeture.

    Vers la fin de ce mouvement, il ouvre la main et abandonne le levier pendant le recul du canon.

    ..etc..  

    

     

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