28/03/2012

Allard L'Olivier

 

La liste des « peintres de guerre ne serait pas complète (elle est d’ailleurs loin de l’être) si on ne citait Allard l’Olivier.

 

Lors de l’invasion il est  âgé de 31 ans ce qui ne l’empêche de se mettre immédiatement au service de sa patrie.

 

Son passage sur le front lui inspire des toiles fortes telles « Le soldat surpris », « Un blessé », « La tranchée de Boesinghe » et bien d’autres dont celle-ci  représentant  la reine Elisabeth - présidente d’honneur  de la Croix Rouge de Belgique durant la Grande guerre – dans un hôpital de campagne.

La précision des gestes et le nombre de détails saisis par l'artiste sont impressionnants. 

 

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09:15 Écrit par sweetcricri | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/03/2012

Le National Bruxellois - Ultimatum.

 

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L’édition du 4 août porte en gros titre « Un ultimatum allemand à la Belgique ».

 

L’Allemagne demande le libre passage de ses troupes à travers la Belgique pour mener son offensive  contre  les armées françaises. 

 

Le délai de réponse accordé est de 7 heures. Messieurs Jules Van de heuvel et Paul Hymans élaborent la réponse à soumettre au gouvernement. Réponse qui sera   « ferme et digne ».

 

Anvers protégé par ses forts pourrait devenir le siège du gouvernement en cas d’invasion.  Les différentes administrations emballent d’ailleurs déjà leurs archives pour les expédier vers la ville portuaire.

 

M. Léon Gérard, président de l’Aéro-club de Belgique demande au Gouvernement l’autorisation de partir pour Anvers avec une dizaine de pilotes brevetés.  On accède à sa demande.  Il pleure de joie.

 

Une foule énorme se presse rue Royale  où quatre bureaux reçoivent les engagements. Il y aura bientôt plus de 15.000 volontaires signataires d’un engagement au sein de l’armée belge.

 

Un train spécial quitte la gare de Bruxelles Nord  pour Anvers avec l’équivalent de 100 millions de francs en lingots d’or.

 

Tous n’ont cependant pas la fibre patriotique tel ce boulanger de la rue des Fleuristes à Bruxelles qui au vu de la demande et la menace de pénurie augmente brutalement le prix de son pain pour le porter à 50 centimes.  La foule met sa boulangerie à sac.

 

La police doit dresser de nombreux procès-verbaux contre d’autres négociants  demandant des prix excessifs pour leurs marchandises.

 

C’est dans ce tourbillon d’événements que sort le nouveau billet de 5 francs.

 

A Charleroi on arrête deux espions allemands. Fouillés ils sont trouvés porteurs de révolvers et de cartes d’état-major.

 

A Bruxelles cinq autres allemands sont arrêtés alors qu’ils coupaient des fils électriques aux environs des casernes d’artillerie et de cavalerie à Etterbeek.

 

La France offre sa garantie à la Belgique.  Un corps expéditionnaire sous les ordres du général French est destiné à porter secours à la nation belge.    

 

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PS : si vous postez un commentaire et que vous demandez une réponse il est absolument nécessaire que vous mentionniez votre adresse électronique sinon il m'est impossible de vous donner la réponse souhaitée.

13:08 Écrit par sweetcricri | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/03/2012

Le Prix du Sang

 

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Les soldats vont se battre et mourir pour quelques francs par semaine ainsi qu’en témoigne ce Carnet de Pécule d’un homme du 10e de Ligne.

 

Il a rejoint le régiment le  1er juillet 1917  dans une zone de combat ce qui lui vaut de toucher 2,00 francs en plus de son indemnité hebdomadaire de 1,07 francs.

 

Ce sera d’ailleurs la seule fois qu’il perçoit cette prime.  Pourquoi ? Car comme on le lit dans « les affectations successives »  ce n’est que le 3.11.1917 qu’il est mis en subsistance à Calais.  Il retourne peu apes au 10ème de Ligne mais ne touche plus la prime de combat.

 

Lorsqu’il est démobilisé le 26.08.1919 dans un »Régiment d’Artillerie de Place »  le montant total des sommes perçues est de 247,65 francs.

 

Comme on le remarque les feuilles de calcul comportent une colonne dénommée « rations économisées » : je ne connais ni la signification ni le mode de fonctionnement de ce poste.  S’agissait-il de rations de combat non utilisées et rapportées au quartier-maître ou ??

 

Autre particularité de ce carnet ce sont les traductions manuscrites de toutes les rubriques qui sont imprimées en français.

 

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Je rappelle que vos commentaires doivent être signés de l’adresse mail  sinon je ne puis vous répondre.

 

22:41 Écrit par sweetcricri | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le Peuple et le National Bruxellois 01.08.1914

 

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Si Le Peuple du 1er août 1914 annonce  l’assassinat de Jaurès à la Une, le National n’en fait mention  qu’en troisième page.

 

Les journaux se perdent en conjoncture quant au nom de l’assassin et ses motivations.

 

On apprendra plus tard qu’il s’appelle Raoul Villain.

 

On mobilise.

 

En Belgique ce sont 13 classes  qui sont rappelées.

 

De nombreux régiments quittent les casernes bruxelloises et  s’en vont vers les frontières ou les forts de Liège comme le 9ème de Ligne follement acclamé par le « Le public qui accourt dès qu’il entend les sons cadencés des marches militaires les admire et leur crie  Bravo ! »

 

« Les autos sont réquisitionnées et peintes en gris. A Cureghem on a enlevé 147 chevaux ».

 

Bien que le  gouvernement belge soit certain que la neutralité du royaume sera respectée il envisage tout de même la mobilisation des 14 et 15èmes classes de milice mais également de devancer l’appel de la classe de 1915  qui apportera quelques 35.000 hommes supplémentaires.

 

Tout le monde fait semblant de croire à une solution pacifique du différent austro-serbe mais la Suisse annonce la mobilisation de son armée,  le Japon ( ?) fait de même, le Portugal annonce « qu’en vertu du traité d’alliance avec l’Angleterre, 10.000Portugais seraient mobilisés au cas où celle-ci  ferait la guerre ».

 

A Ostende pourtant se poursuit le Grand Prix d’Escrime avec des équipes serbes, italiennes, anglaises, hollandaises et autres qui s’étriperont bientôt moins innocemment.

 

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20:13 Écrit par sweetcricri | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/03/2012

Le National Bruxellois 1914 - 3

31 juillet 1914.

 

Le « Nova Reforma » de Cracovie  annonce  que les citadelles de Varsovie  ont sauté. 

 

Les autorités russes attribuent la chose à la foudre mais  la plupart des observateurs pensent qu’il s’agit d’actes des révolutionnaires polonais.  La Pologne est en effet toujours sous le joug de l’empire tsariste.

 

Le 30 juillet à 9.00 heures des navires autrichiens (Themès, Bodrog et Zsamos)  ont ouvert le feu sur la citadelle de Belgrade y semant la mort et la désolation.   

 

L’Allemagne demande à la Russie des explications sur sa mobilisation et veut savoir

 

1. Quel est le but de cette mobilisation,

 

2. Si cette mobilisation est dirigée contre l’Autriche,

 

3. Si la Russie est disposée à donner l’ordre de cesser cette mobilisation.

 

On se doute que face à ce quasi-ultimatum la Russie va refuser.

 

A Paris on donne l’ordre de saisir tous les exemplaires du journal « Paris-Midi » qui a publié des informations « absolument inexactes » sur la mobilisation.

 

En fait tout le monde s’apprête  à la guerre mais aucun ne veut le reconnaître.

 

En Belgique on a rappelé 3 classes.  Malgré l’agitation causée par cet afflux dans les gares bruxelloises tous les rappelés avaient rejoint leur régiment le  jeudi 30 juillet à midi.

 

Comme à Paris la défense nationale  s’émeut de la publication par Le Soir de notes sur l’état de défense de ponts, de postes d’observation et de la position d’Anvers.

 

La gendarmerie a procédé  au recensement de chevaux, automobiles, motos et  vélos disponibles tant à Bruxelles que dans ses faubourgs.

 

A Verviers c’est la garnison qui réquisitionne les bicyclettes dans les magasins pour se replier sur Liège.

 

Il y a à ce moment 4 régiments d’infanterie à Liège soit quelques 14 bataillons  qui occupent les écoles communales de Ste-Walburge, de Hocheporte, de la rue Lairesse et l’école des filles de la croix de Ste-Walburge.

 

La ligue néerlandaise « La Paix par le droit adresse des télégrammes à l’empereur d’Autriche-Hongrie et au roi de Serbie en les conjurant de mettre fin à leur querelle.

 

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23:02 Écrit par sweetcricri | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/03/2012

Le National Bruxellois 1914-2

 

Le Tour de France est terminé.  C’est le belge Thys qui l’a gagné avec près de deux minutes d’avance sur le français Pélissier mais il y a contestation car les commissaires veulent frapper Thys de trente minutes de pénalisation pour n’avoir pas rapporté lui-même le moyeu de la roue brisée lors d’une étape.  Roue qu’il avait remplacée par celle que son coéquipier Heusghem.

 

L’Autriche mobilise.  A Vienne on porte les officiers en triomphe.

 

En Serbie la Skoupchtina a été convoquée.  La mobilisation décrétée.

 

En Russie le général Vladimir Aleksandrovich Sukhomlinov , ministre de la guerre, a ordonné la mobilisation des corps d’armée d’Odessa et de Kiev.

 

Si à Berlin se forment des  cortèges qui se rendent en chantant « Die Wacht am Rhein » devant l’ambassade de Serbie, l’Empereur quant à lui souhaite que « le dissentiment Austro-Serbe doit rester localisé ».

 

« L’Avenir » bateau belge commandé par le capitaine Léon blonde a été empêché de relâcher à Belfast où il espérait décharger sa cargaison de fusils et munitions de contrebande destinée aux rebelles irlandais.  Il est en route pour Ostende son port d’attache sous escorte de deux navires de guerre anglais.

 

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