24/04/2012

Le National Bruxellois - 18 août 1914

 

Tout va bien.

 

Les Allemands échaudés à Haelen ont arrêté leur progression.

 

La Bulletin Officiel français annonce que le moral des troupes est excellent et « dans les engagements les officiers français ont la plus grande peine à retenir leurs hommes ».

 

Le même bulletin signale encore que la bataille de Dinant s’avère être un gros succès pour les armes françaises.  Les Allemands ont été repoussés « en désordre » sur la rive droite de la Meuse.

 

Le désordre était tel (d’après le communiqué) que de nombreux Allemands sont tombés dans la Meuse et s’y sont noyés.

 

Un régiment de Chasseurs à Cheval a franchi la rivière à la suite de l’ennemi le poursuivant sur des kilomètres.

 

Si nous ne connaissions le déroulement des événements nous pourrions croire  à la lecture de ces communiqués que les Allemands se mordent les doigts d’avoir déclenché la guerre.

 

Le comité d’enquête sur l’observation des lois de la guerre signale que des soldats allemands ont pendu et éventré un soldat belge appartenant au bataillon des carabiniers cyclistes.

 

Le journal continue la publication des listes de blessés accueillis dans les différents hôpitaux de l’agglomération bruxelloise.  Toutes les unités sont représentées avec cette fois un fort pourcentage de cavaliers (Chasseurs à Cheval, Guides, Lanciers) et un homme du Génie.

 

Il semblerait que l’on accède aux demandes de certains blessés puisque le journal cite le cas de ce garçon de café de la Place de la Monnaie, très connu des Bruxellois, sous le nom de Camille.  Blessé de deux balles dans la jambe aux environs de Diest, il avait demandé à être dirigé sur une ambulance à proximité de Bruxelles.  Il a donc été dirigé sur celle de Boitsfort.

 

Je me pose la question de savoir comment la nouvelle de son arrivée là s’est-elle répandue  mais on lit dans Le National que  « de nombreux garçons de café munis de provisions sont arrivés à l’ambulance pour rendre visite à leur camarade blessé ». Etonnant !

 

Namur subit son premier bombardement aérien.  Action involontaire semble-t-il de la part de l’aviateur allemand qui cherchait à atteindre un monoplan belge volant plus bas que lui. Le Belge ayant esquivé les bombes celles-ci sont tombées sur le mur d’une maison au coin du boulevard d’Omalius et de la rue Eugène Hambarain n’occasionnant que de légers dégâts. L’autre projectile tombé sur le trottoir du pont d’Omalius fit de nombreuses victimes dont M. De Roo père du capitaine De Roo professeur  à l’Ecole des Cadets qui était à l’époque des faits à Namur.

 

D’après le journal toujours l’avion allemand passa dans sa fuite aux abords du fort de Maizeret qui l’accueillit à coups de canon.  Le biplan fut abattu.

 

A Marche-les-Dames le Génie belge a fait sauter le château car ses propriétaires étaient de connivence avec l’ennemi.

 

On ne badine pas avec les espions  ainsi à Paris Gruault Paul Eugène Armand est-il condamné à mort pour avoir essayé de vendre à l’ennemi des renseignements sur le poste télégraphiques de la tour Eiffel.   

 

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« Dans les engagements les officiers français ont la plus grande peine à retenir leurs hommes

 

 

 

08:07 Écrit par sweetcricri | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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