29/08/2012

Le fusil automatique fn 1914

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J’ai exhumé d’une des nombreuses caisses non encore visitées un curieux manuel.

C’est celui du fusil automatique FN 1914.

J’ignorais jusqu’à l’existence de ce fusil et n’en ai forcément jamais vu.

Le manuel édité par la Fabrique Nationale d’Armes de Guerre en décrit minutieusement  toutes les composantes et  caractéristiques  avec comme d’habitude les techniques de démontage et de remontage.

Le fusil permettait de tirer  soit à répétition  soit en tir automatique ainsi que décrit dans le manuel :

« Pour passer du tir automatique au tir à répétition agir des deux pouces sur les parties cannelées du poussoir 57* et le faire tourner de 180 degrés en sens inverse des aiguilles d’une montre de façon  que la lettre R (répétition) soit visible…….

« Pour passer du tir à répétition au tir automatique faire l’opération inverse.  La lettre A (automatique) doit être visible .. ».

Le calibre était de 7 mm.

Longueur du fusil sans baïonnette : 1280 mm ;

Poids du fusil sans sa baïonnette    : 4,100 kg

Capacité du chargeur : 5 cartouches.

Soit qu’en tir automatique le magasin se trouvait vite vide.

La balle pointue de 10 grammes était propulsée par une charge de 3gr30 à 3gr358 de poudre progressive  qui lui imprimait une vitesse de 850 m/s à 25 mètres de la bouche du canon.

 

* le « 57 » est le n° attribué à cette pièce dans le manuel de la FN.

 

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22:16 Écrit par sweetcricri | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/08/2012

Le FN 1900

Les lecteurs assidus se souviendront sans doute que j’avais posté il y a un certain temps  un article concernant le FN 1900.

J’ai retrouvé les instructions militaires concernant cette arme qui dans la nomenclature de l’armée belge était reprise sous l’appellation Pistolet Browning mod. 1900.

A l’époque beaucoup de manuels étaient réalisés au moyen  de questions et réponses.

Ainsi on peut lire :

Q. : De quel type est le pistolet automatique 1900 ?

R. : C’est une arme à sept coups du calibre 7mm65 dont la force de recul est utilisée pour produire mécaniquement les mouvements nécessaires au fonctionnement.

Suivent la description minutieuse de l’arme et de son fonctionnement.

En ce qui concerne le démontage et le remontage :

Q. : Quelles sont les recommandations à observer  lors du démontage et remontage ?

R. :  Ces opérations qui ne doivent pas être trop fréquentes sont à faire avec le plus grand soin.        On ne démontera que ce qui est absolument indispensable.

Q. :      Comment démonter partiellement l’arme ?

R. :       Enlever le chargeur,

            Désarmer l’arme en actionnant quelquefois la glissière et après la détente,

            Enlever les deux vis du verrou reliant celui-ci à la glissière,

            Enlever la glissière en la poussant vers l’avant,

Dégager l’extrémité postérieure du ressort à boudin du percuteur et de fermeture de son contact avec la masselotte de la carcasse,

Tirer le verrou vers l’arrière.

Q. :      Comment s’effectue le remontage ?

R. :       Dans l’ordre inverse du démontage.

Suivent des instructions pour l’entretien.

Ces explications  sont  agrémentées de croquis explicatifs qui  ne doivent laisser aucun doute quant à la bonne connaissance de son arme par la recrue.

 

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22:57 Écrit par sweetcricri | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/08/2012

Le Chien Militaire ou de Guerre

 

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Les chiens furent utilisés dans de multiples fonctions et de tous temps par les armées.

Dans un ouvrage écrit en 1907 par Max Rasquin  consacré au dressage du chien de berger on apprend que l’on dresse le chien militaire pour les services des postes, d’estafette, de pourvoyeur de munitions et sanitaire.

Max Rasquin étant belge il est assez étonnant qu’il ne parle pas des chiens qui tiraient les mitrailleuses.

Quoiqu’il en soit dans son ouvrage on découvre que ce sont les Allemands qui sont les plus évolués dans ce domaine.

Il  rappelle néanmoins que la question vient d’être réanimée en France sous la houlette du capitaine Tolet de Bordeaux qui vient (en 1907 ?) de publier un recueil intitulé « Le chien sanitaire ».

Le dressage au service d’estafette où le chien doit rapporter un écrit ou une communication  s’opère paraît-il assez facilement  et après en avoir expliqué les principes l’auteur écrit  qu’en quelques leçons il est parvenu à faire rapporter son journal par un jeune chien et ceci sur une distance de plus de 300 mètres.

Le chien  pourvoyeur de munitions transporte 2 paquets de 75 cartouches dans des sacoches fixées à ses flancs.

Le dressage du chien sanitaire est plus compliqué car il implique le rapport et la recherche de l’objet.

L’animal remplit sa mission  au cours de la nuit.  Il recherche les blessés sur le champ de bataille.  Une fois l’un d’eux trouvé il émet un aboiement plaintif ou s’il n’est pas trop loin il rapporte le casque du blessé.

L’ouvrage est plein de conseils concernant le dressage qui sont non seulement intéressants mais n’ont rien perdu  plus de cent ans après de leur actualité.  

 

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23:52 Écrit par sweetcricri | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |