13/05/2010

Visite au fort de Liezele

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Bien avant 14 soit en 1859 le gouvernement belge décide de la construction d’un « réduit national » inexpugnable où l’armée belge se réfugierait en dernier ressort.

C’est la  région anversoise qui est choisie et une première ceinture de 8 forts est construite.

En 1906 la défense d’Anvers est complétée par la construction de nouveaux forts dont celui de Liezele.

Août 1914 : après la chute de Liège les troupes belges se replient sous Anvers.

Les Allemands ne font tout d’abord que tâter les positions et n’attaquent celles-ci que suite aux déconvenues de la Bataille de la Marne.

Après de sérieux bombardements avec des calibres de 30,5 et 42 cm contre des forts prévus pour résister jusqu’aux calibres de 27 cm  la fin est inéluctable et l’armée belge abandonne Anvers.

Le fort de Liezele est excentré par rapport à l’offensive allemande et il ne subit ses effets que début octobre mais uniquement avec de l’artillerie de campagne qui lui cause peu de dégâts.

L’armée belge ayant évacué Anvers le fort se trouve isolé.

Le 10 octobre le commandant Fièvez responsable du fort voulant éviter un inutile bombardement d’Anvers vide de  troupes décide de rendre le fort non sans s’être encore battu les 7 et 8 octobre contre des forces nettement supérieures.

Après la guerre, le commandant Fiévez est traduit en cour martiale pour cette reddition mais est finalement acquitté après examen des journées précédentes où il soutint l’assaut des forces allemandes.

Pendant la guerre le fort est occupé par des hommes de la Fussartillerie composée presqu’uniquement de réservistes.

A l’entrée du fort on remarque une plaque de tests  qui était utilisée pour constater les effets des différents projectiles alors en usage sur les cuirasses des forts. 

Des voies ferrées à faible écartement  courent tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du fort.

Sur les murs des inscriptions en grands caractères  servent à guider les soldats à l’intérieur du labyrinthe de couloirs qui mènent aux chambres, aux douches, cuisines, latrines et cachots.

En août 1914 le fort était occupé par la 15e Batterie d’Artillerie de Forteresse.

Au moment de l’offensive  quelques 300 hommes vivaient dans ce fort .

On trouve encore là de très belles vitrines montrant les différents équipements des belligérants tant en 1914 qu’en 1940 car le fort fut réarmé lors du deuxième conflit mondial.

Un film (en néerlandais) retraçe les principaux épisodes de l’invasion de la Belgique jusqu’à la prise du fort en octobre 1914.

Le fort  est entouré d’eau dans laquelle semble abonder le poisson au vu du nombre de pécheurs.

Fort et environnement sont dans un état d’entretien impeccable.  

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23:12 Écrit par sweetcricri dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/05/2010

Retour à Tarcienne

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Je suis retourné à Tarcienne là où dorment de leur dernier sommeil  Français et Allemands  tombés, pour la plupart, lors de la Bataille de Charleroi.

On eut pu croire que le repos de ces  braves soit  entouré de respect.

Quelle ne fut pas ma surprise en voyant ces lieux  tagués par des malfrats sans envergure à l’imagination stérile si l’on en juge par les barbouillages sans forme dont ils ont revêtu certains monuments.

L’endroit étant complètement isolé la lâcheté de leur acte en est encore plus pitoyable face à la bravoure de ceux-là qui les regardent derrière leurs croix.

Le Prince Friedrich de Saxe-Meiningen échappe à ces horreurs car si une stèle rappelle son décès à Tarcienne le 23 août 1914 son corps repose au Cimetière du Parc à Meiningen.

Pratiquement tous les soldats enterrés là furent tués les 23 et  24 août.  Les morts en date du 25 sont plus rares.

Il y a  un  soldat Russe qui dort là ! Etrange !

L’identité de certains est douteuse et ils sont alors « présumés » s’appeler Untel.

Je me demande s’il y eut des cas où le « présumé » n’était pas celui-là ?

Ce sont les gens du 4e Zouaves qui semblent avoir payé le plus lourd tribut avec ceux des 5 R.I. et  du 4e R.T.A.

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17:55 Écrit par sweetcricri dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/04/2010

Ethe - Collarmont

Hautecloque

La semaine passée lors de mon passage à Ethe  j’en ai profité pour rendre hommage au Colonel de Hautecloque  dont une modeste stèle atteste de la mort héroïque.

De Hautecloque était du 14ème Hussards qui participait aux combats du 22 août 1914 sur la frontière.

On trouvera ci-après la citation qui lui fut accordée après la guerre :

Le 22 août 1914 à Éthe, il a, dans un élan aussi téméraire que brave, entraîné ses hussards à la charge et dégagé lest êtes de colonne d'infanterie. Ayant eu son cheval tué, il en a remonté un autre et il est reparti de nouveau pour charger furieusement l'adversaire. Tombé cette fois mortellement blessé, il n'a cessé d'encourager ses hussards et a montré la résignation la plus sublime. Le Lieutenant- Colonel de Hauteclocque laissera au 4éme Corps le souvenir impérissable d'un Chef de Cavalerie et d'un soldat des plus vaillants.

Hier en visitant le cimetière français créé pour accueillir les morts français  après la bataille de Collarmont qui s’est déroulée aux mêmes jours que celle de Virton – Ethe l’une des premières tombes que j’ai découverte était celle d’un cavalier du 14e Hussards.

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Mes recherches n’ont pas été minutieuses mais il semblerait qu’il fut le seul a être enterré là.

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Duteil
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17/04/2010

Altengrabow 1917

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On a peu écrit sur les prisonniers de la 1ère guerre mondiale et pourtant il y en eut beaucoup dans les deux camps.

Les deux cartes postales montrées ici  ont été écrites par un prisonnier dont le nom de famille est indéchiffrable mais qui était prisonnier à Altengrabow.  Un camp qui sera réutilisé en 1940 et qui « abritera »  à nouveau des soldats de l’armée belge. En 40 c’était le Stalag XI-A et mon père y fit un séjour.

En 1914-1918  les prisonniers pouvaient s’y faire photographier comme ce caporal Georges qui le 30 décembre adresse sa photo transformée en carte postale à un soldat du 3eme de Ligne interné en Hollande.

La photo a été prise dans le camp par un certain Voss photographe à Dörnitz.

Le 30 mars 1918 il adresse une autre carte postale  le représentant dans un décor  intérieur très pacifique.  Y avait-il un studio dans le camp ou les prisonniers avaient-ils le droit de se rendre en ville chez le photographe ?

Cette fois la carte est adressée à un  Joseph Soisson « soldat belge  Armée en Campagne  D 81e – 7 Cie  Via Genève ».  Etonnant !

Autre curiosité la carte est revêtue du cachet de la censure d’Altengrabow qui porte  une étoile de David !!   On suppose que ce cachet a été promptement supprimé  lors de l’autre guerre !

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09/04/2010

Fort de Loncin 1914

Ceux des Forts de Liège. – Fort de Loncin 1914.

 

C’est un ouvrage écrit et édité à compte d’auteur en 1978  par le Commandant en retraite Louis Levaux.

Le texte n’est pas imprimé mais stencilé ce qui laisse supposer que la diffusion a dû être assez limitée.

550 hommes défendent le Fort de Lonçin : 350 artilleurs et 200 fantassins.

Fait intéressant l’auteur reprend, en fin de volume,  la liste des hommes tombés là en août 1914 ce qui nous permet de constater que l’infanterie était principalement représentée par un gros contingent du 14ème  Régiment de Ligne  qui accuse 168 morts.  2 soldats du 12ème de Ligne figurent encore dans ce triste bilan ;

Les  médecins Dossy et Maloens,  3 hommes du Génie et 8 gendarmes complètent le tableau.

L’Artillerie de Forteresse qui constitue l’essentiel de la garnison compte quelques  110 noms.

Cette triste comptabilité n’est pas complète puisque dans la Crypte du Fort  figurent des Soldats Inconnus.

Beaucoup de ces gens sont morts le 15 août lors de l’explosion  de la poudrière.

Les voûtes ont fini par céder sous les coups des obus de 420 tirés  par de monstrueux obusiers de types « M » et « Y ». Le « Y », le plus lourd, pèse 100.000 kg ( !) et lance des projectiles de près d’une tonne (923 kg) à 14 kms.  Transporté par voies ferrées, le monstre bloqué par un tunnel à Fraipont n’arrive à la gare de Liège-Guillemin que le 15 août.  300 pionniers et artilleurs montent en un temps record une ligne de rails Decauville qui va de la gare jusqu’au parc d’Avroy.

Le tir peut commencer.   

Le général Leman est relevé blessé.  Fait prisonnier il est emmené à l’hôpital St-Laurent à Liège.

L’officier commandant le fort, Naessens, est indemne.  Il décède le 11 décembre 1954 non loin d’où furent tirés en 1914 les premiers projectiles des forts.

Le dessin de couverture est dû au talentueux James Thiriar.  

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14:10 Écrit par sweetcricri dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/04/2010

L'Evénement Pâques 1915

L'Evénement Pâques 1915.

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Fidèle à sa politique, le magazine n’aborde  pas de sujets guerriers mais s’attarde sur le portrait des souverains espagnols et celui de Brand  Whitlock  ministre plénipotentiaire des USA  à  Bruxelles.

Ces   personnages ont  joué  un  rôle  prépondérant dans la création  du Comité national de secours et d’Alimentation en Belgique.

Cet organisme est destiné à adoucir la situation  économique désastreuse dans laquelle se trouvent les Belges  en cette deuxième  année  de  guerre.

Le  Comité  contrôlé  par des agents  américains  a  rapidement  créé  d’autres  services  tels :

-  la  distribution  de  rations de soupe  et  de  pain  (jusqu’à 250.000 par jour):

- le « Vestiaire Central » qui  distribue  vêtements,  couvertures,  chaussures,… etc.;

-  le  contrôle  des  sociétés  philanthropiques  telles  Les  Pauvres  honteux, le Comité  centra l des   réfugiés, les  Petites  Abeilles;

-  fourniture  de  plants  de  pommes  de  terre  aux  œuvres  du  Coin de terre et aux  administrations  communales.

Malgré ces mesures  la population bruxelloise est rationnée pendant la première quinzaine de janvier 1915  ne  recevant  plus que  160 grammes  de  pain  par  jour  et  par  habitant.

Le Comité adopte  un système  sévère de la répartition de la farine.  Celui-ci  approuvé  par  les autorités communales  demande aux  boulangers de choisir entre la fabrication du pain et la pâtisserie.  Ceux  qui  pour des motifs divers veulent continuer à vendre des pâtisseries ne recevront plus de farine du Comité.  Les autres, au contraire, reçoivent  toute la farine nécessaire aux  besoins de leur clientèle mais ne peuvent alors plus fabriquer qu’une seule sorte de pain, le pain de ménage,  à l’exclusion  de petits  pains, pains  français , couques, brioches, cramiques et  tartes.

En dernière page un poème de Marcel Lefèvre  « Les Cloches »   illustré  d’une  gravure  représentant  une  femme  pensive le visage  tourné  vers  la  fenêtre  dans  laquelle  volent des cloches  entourées  du mot  PAX.

Une  atmosphère  de  temps  de  paix.  On  s’y  croirait  s’il  n’y   avait  plus  bas  la mention  « Censuré le 2-4-1915 »

 

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00:35 Écrit par sweetcricri dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/03/2010

L'Evénement Mars 1915

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L’Evènement dont c’est le deuxième numéro, le premier étant paru  en février 1915, montre en ce mois de février les Allemands la tête coiffée du fameux Pickelhaube montant la garde sur les bords d’un cours d’eau.  Peut-être l’Yser.

Beau document nous présentant des Maxim 08 avec leur blindage de protection « MG Schild 08 », avec  leurs  caisses à munitions caractéristiques contenant les bandes de cartouches de 7,92 mm.

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A l’intérieur des troupes défilent devant l’église Saint-Antoine à Blankenberge.  Les commentaires accompagnant cette photo ne portent pas sur la guerre en cours – comme souvent dans ce genre de revue publiée sous contrôle allemand – mais racontent l’histoire de ce monument avec ses particularités telle celle-ci :

A côté de l’une des portes d’entré, à droite dans un coin, on remarque une grille en fer. Jusqu’à ces derniers temps  ce lieu servait à recevoir le ou les petits cochons que la piété des paysans offrait à la congrégation de Saint-Antoine pour obtenir une grâce par ses prières.

Durant la messe le petit animal restait à cet endroit :  après la messe il est vendu au profit de la congrégation.  C’est une vieille coutume dans la région d’offrir en l’honneur de Saint-Antoine des dons de toute sorte et particulièrement des cochons vivants ou des morceaux de cochons tués.  A l’intérieur de l’église on remarque un tableau de maître où un donateur à genoux offre à Saint-Antoine occupé à lire des côtelettes de porc. ».

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Plus loin encore des Landsers rigolards, en treillis,  dépiautent des lapins qu’ils ont tués dans les dunes du Zoute.

Et puis pour faire « neutre » la revue nous présente des troupes belges le long de la côte « à l’entrainement » marchant devant un véhicule de l’Aviation Militaire Belge.

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11:34 Écrit par sweetcricri dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |