09/03/2010

La Grande Guerre et les cigares

La firme Vander Elst a revêtu en son temps ses "Mercator" d'une série de bagues consacrées aux Généraux de la Guerre 1914-1918.

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07/03/2010

La Croix de Guerre (belge) avec Palme.

La Croix de Guerre avec Palme en bronze.

Décoration créée par  l’arrêté-loi du 25 octobre 1915.

La palme est  accordée :  

1)      A tous les  militaires titulaires d’une citation individuelle à l’Ordre Journalier de l’Armée ;

2)      A tous les militaires de bonne conduite, titulaires de cinq chevrons de front au moins ;

3)      Aux volontaires de guerre engagés avant 16 ans ou après l’âge de 40 ans et comptant au moins 18 mois de présence dans une unité combattante ;

4)      Aux militaires évadés de Belgique occupée, engagés à l’armée dans les trois mois de leur évasion et qui comptent plus de douze mois au front ;

5)      Aux militaires prisonniers en Allemagne, qui se sont évadés pour rejoindre l’armée en campagne, ou qui se sont particulièrement distingués en captivité, par leur résistance patriotique aux tentatives de démoralisation exercées par l’ennemi ;

6)      Aux militaires de bonne conduite, invalides à 20 % au moins des suites de blessures reçues à l’ennemi et reconnus, de ce fait définitivement inaptes ;

7)   Aux militaires non compris dans les catégories ci-dessus et qui ont reçu au cours de    la guerre la Médaille l Tolstoï ;

 

Les tentatives d’évasion devaient être attestées par un minimum de  deux témoins ou un document officiel prouvant celles-ci. (Rapport émanant des autorités du camp d’internement par exemple).

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23/02/2010

Trusty Triumph

Boin

Cette photo prise au hasard dans la Boîte à Images est intéressante  à plus d’un point de vue car le bel aviateur sur la moto n’est autre que Victor Boin qui fut avant et après la première guerre un grand athlète olympique pour être élu par la suite président du Comité Olympique Belge. Quantité de stades ou piscines portent  son nom.

Engagé volontaire il est affecté au Corps des Autos-Blindées en février 1915, il demande  deux mois plus tard son transfert à l’aviation.   Un an après, breveté,  il est affecté à la base d’hydravions de Calais. Il est titulaire d’un hydravion français FBA (Franco-British-Aviation) à bord duquel il va effectuer de très nombreuses missions.

En 1918 il aura l’honneur de prendre la reine Elisabeth de Belgique à son bord pour effecteur la première traversée de la Manche d’un souverain par la voie des airs.

La photo le montre en uniforme de lieutenant  de l’Aéronautique Militaire belge.

La moto est – si je ne me trompe - une Triumph du type H dont le gouvernement britannique avait fait la moto standard des estafettes.

A la fin de la guerre plus de 30.000 « H » avaient été fournies à l’armée britannique et quelques unes à d’autres armées dont la belge.

Cet engin a largement mérité le surnom que lui donnaient ses utilisateurs « Trusty Triumph » pour sa fidélité à toutes épreuves.

23:00 Écrit par sweetcricri dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/02/2010

Le Feu - Henri Barbusse

Le Feu est le fruit  d’expériences vécues par  Henri Barbusse sur le front de Picardie dans les premières années de la guerre.

Le récit écrit en 1916 fut presqu’immédiatement publié par Flammarion dans sa Select-Collection.

Le Feu sous-titré Journal d’une Escouade paraît en deux volumes.

L’œuvre vaudra le Prix Goncourt à son auteur.

C’est intéressant à plus d’un titre car non seulement on y connaît la vie des hommes perdus dans l’enfer mais aussi parce qu’on y rencontre  le jargon  des « bonhommes » comme s’appelaient eux-mêmes les  soldats.

L’histoire est dure et sans fard :

« Regardez ! Il est récent, celui-ci…

« (…) un des nôtres : le casque est à côté. Les paupières enflées laissent voir un peu de la morne faïence des yeux et une lèvre luit comme une limace dans la barbe obscure (…)

Je ne le reconnais pas, dit Joseph (…)

Moi, je le reconnais, répond Volpatte.

C’barbu-là ? fait la voix blanche de Joseph.

Il n’a pas de barbe.  Tu vas voir.

Accroupi, Volpatte passe l’extrémité de sa canne sous le menton du cadavre et détache une sorte de pavé de boue où la tête s’enchâssait et qui semblait une barbe.  Puis il ramasse le casque du mort, l’en coiffe, et il lui tient un instant devant les yeux les deux anneaux de ses fameux ciseaux, de manière à imiter des lunettes.

Ah !nous écrions-nous, c’est Cocon ! ».

Ci-dessous les couvertures des deux tomes originaux.   

LeFeu1
 LeFeu2

 

23:04 Écrit par sweetcricri dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/02/2010

Seeadler 1917

Seadler

 

Cette carte-postale représente la fin du « Seeadler » sans doute le dernier voilier corsaire du XXe siècle.

Peu après la bataille du Jutland à laquelle il participe  en mai 1916 à bord du cuirassé « Kronprinz » le capitaine comte Félix von Luckner  se voit chargé d’une bien étrange mission : forcer le blocus maritime qu’imposent  les forces navales alliées à l’Allemagne.

Et pour ce faire on lui confie un … voilier ! Ce bâtiment est l’ancien « Pass of Balmaha » capturé par  un U-boot et ramené intact à Cuxhaven.

Le navire est rebaptisé « Seeadler »  et  devient norvégien depuis les documents de bord jusqu’aux photos accrochées dans la cambuse et suprême raffinement : tous les membres d’équipages  connaissent plus ou moins la langue.

Sur le pont une cargaison de bois du nord  camouffle 2 canons, des mitrailleuses sont dissimulées un peu plus loin et il est adjoint un moteur de 1000 CV au voilier.

Le bâtiment est truqué de la proue à la poupe.

Le 25 décembre 1916 profitant d’une violente tempête le « Seeadler » force le blocus britannique et se glisse dans l’Atlantique.

Le 9 janvier 1917 non loin de l’ile Madère le Seeadler arraisonne sa première victime le « Gladys Royal » qu’il envoie par le fond.

Le 1endemain c’est au tour du « Lundy Island » d’être capturé et coulé.

La semaine d’après c’est le « Charles Gounod », un français, qui subit le  même sort.

Après deux mois de course le « Seeadler »  affiche un score de plus de 40.000 tonnes mais il a, aussi, à son bord maintenant près de 263 prisonniers dont il faut  se débarrasser.

C’est donc « Le Cambronne » un petit voilier français qui servira à cet usage.

Mat de hune rasé il ne pouvait donc plus faire que quelques nœuds et n’atteindrait Rio de Janeiro qu’une quinze de jours plus tard.

Débarrassé de son encombrante cargaison reprend sa course mais le 2 août 1917 il heurte un récif  au près de l’ile Mopelia.

L’équipage  a le temps de sauver une grande partie du matériel avant que le navire ne sombre.

A terre ils construisent une  grande chaloupe qu’ils équipent d’un moteur provenant d’un canot de sauvetage  avec laquelle ils parcourent des centaines de milles à la  recherche d’un bateau à capturer.

Ils se font capturer au large de l’ile Wakaya et ne rentreront en Allemagne qu’en 1919.

Outre le fait d’être entré dans l’histoire, von Luckner recevra, en 1936, le privilège de faire partie de « l’Amicale des  Cap-horniers » qui honorait  ceux qui avaient doublé le cap à bord de voiliers.

Sur la photo on voit le comte à Paris( au centre de la photo) dans les années ’60 en compagnie de M. Van Hulpen (Hollande) ; le commandant Bourge (France) ; M. Feuga (France) et M. Holden (Grande-Bretagne).

Lueckner

14:09 Écrit par sweetcricri dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/02/2010

Jijé

Le grand Jijé a également consacré quelques dessins à la Grande Guerre notamment dans les Crwès dins les Bruyères.

Joseph Gillain est  né le 31 janvier 1914.  Il n’a donc que quatre ans à la fin de la guerre et pourtant il affirme  en avoir gardé des souvenirs vivaces.

Souvenirs qu’il  concrétisera    lors de la publication du livre de  MM. Wartique et Thirionet  Les Crwès dins les Bruyères.  Un livre  écrit en dialecte namurois qu’il illustre magistralement de bois gravés.

Il n’a que dix-huit ans et pourtant ces bois sont d’une force étonnante.

Il ne signe pas encore « Jijé » mais il est déjà « quelqu’un » pour son entourage.  C’est ainsi  que le curé du village lui demande de réaliser  un tableau de trois mètres sur trois  sur les murs de l’église de Corbion : la Prédiction de saint Jean-Baptiste.

Tous les auditeurs sont gens de son village le curé, les conseillers communaux, le bourgmestre, etc.   

LesCrwés

22:08 Écrit par sweetcricri dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/02/2010

17th Duke of Cambridge’s own lancers

Death or Glory.

17Lancers
 

Lors de l’ouverture des hostilités le 17e Lanciers stationne à Sialkot aux Indes.

Peu après il  rejoint l’Angleterre et dès octobre 1914, il est sur le front ouest au sein de la  1st Indian Cavalry Division (1ère DC Indienne).

Comme toutes les unités de cavalerie tant allemandes qu’alliées ses hommes sont obligés de mettre pied à terre et de combattre dans les tranchées.

Au printemps de 1918 c’est au sein de la  7ème Brigade de Cavalerie à laquelle il a été transféré qu’il  retrouve le mouvement.

Les furieux combats qu’il mène au cours de cette offensive lui valent l’attribution d’une Victoria Cross, 6 Military Cross et 6 Military Medal.

L’armistice signé il prend garnison à Liège en Belgique pour gagner Cologne peu après avec les troupes d’occupation sur le Rhin.

 

Le badge est composé d’une tête de mort et des mots “..Or Glory”.

« La gloire ou la mort ».

Cette devise lui a été donnée par le colonel Hale  fondateur du régiment en 1759 en souvenir de son chef le général Wolfe mort bravement   après les combats qui virent la prise de Québec le 13 septembre de la même année.   

13:28 Écrit par sweetcricri dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |