03/02/2010

Machine Gun Corps

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Au début du conflit tous les bataillons d’infanterie britanniques comportent  une section de mitrailleurs composée d’un sous-officier de 12 hommes et de 2 mitrailleuses. 

La plupart du temps ces engins étaient des Maxim ‘s un modèle déjà ancien,   avec une assez lente  cadence de tir.

Lors de la première bataille d’Ypres  il apparaît que l’utilisation des mitrailleuses à bon escient requiert tactique et organisation spéciales.

Dès novembre 1914, les Anglais créent une école spécialisée la Machine Gun School  à Wisques en France et une autre à Grantham en Angleterre.

Le 5 septembre 1915 une proposition est déposée auprès du War Office pour la création d’une compagnie de spécialistes par brigade d’infanterie et de supprimer les sections de mitrailleurs lourdes  au niveau bataillon celui-ci  échangeant ses vieilles Maxim’s  contre des Lewis plus légères. La puissance de feu de la brigade étant ainsi sérieusement augmentée.

L’idée fait son chemin et après acceptation par le Roi le 14  octobre 1915 un Army Order du 22 octobre concrétise la création du Machine Gun Corps.  

Peu après sa formation le Corps se voit retirer ses Maxim qui sont remplacées par des Vickers.

La Vickers est équipée d’un tripode.  Un fourreau dans lequel circule de l’eau qui refroidit le canon. La cadence de tir est élevée.  Une bande de 250  cartouches se vidant en moins de 30 secondes. L’équipe de servants est au nombre de 6 : 2 transportent l’engin, 2 les munitions les  2 derniers servant de réserve.

L’insigne métallique représente 2 Vickers croisées surmontées de la couronne royale.

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02/02/2010

Artists Riffles Cap Badge

L’Artists Riffles était une unité formée uniquement  de volontaires.  Le recrutement ne se faisait que sur recommandation des hommes déjà repris dans les états de  service du bataillon.

Il était particulièrement prisé par les étudiants issus des universités ce qui fit qu’à la déclaration de guerre beaucoup de membres de l’unité  durent intégrer des écoles formant des officiers.

Sur près de 15.000 hommes ayant séjourné au bataillon durant la Grande Guerre plus de 10.000 devinrent officiers.

En 1917 et 1918 il acquit le triste privilège de battre le record de pertes de toutes les unités anglaises. 

A la fin de la guerre on comptait dans ses rangs 8 Victoria Cross, 52 DSO (Distinguished Service Order) et presqu’un millier d’autres récompenses pour acte de bravoure !

L’insigne de coiffure, en métal, a été dessiné par William Wyon et montre les profils de Mars et Minerve.

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01/02/2010

Ransart 2010

Quelques photos encore du travail magnifique accompli par ces maquettistes tant dans la précision du geste que dans la recherche de la documentation.

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31/01/2010

SVejk

SVejk

Petite escapade chez les maquettistes à l’occasion de l’exposition des Fêlés du Modélisme.

Premier arrêt devant le buste de Josef Svejk présenté par des Tchèques ce qui est normal.

Svejk étant considéré comme un héros national  par ceux-ci.

Pourtant ce valeureux soldat  n’a jamais existé sauf sous la plume de l’écrivain anarchisant  Jaroslav Hasek.

Les aventures du Brave Soldat Svejk  qui s’étendent  sur  quatre volumes débutent  par une remarque de sa femme de ménage qui dit « Ainsi ils ont tué notre Ferdinand ».

« Quel Ferdinand Madame Muller «  répond Svjek « j’en connais deux. L’un est garçon de course chez Prusa, le Pharmacien, et a un jour avalé une lotion capillaire par erreur.  L’autre collecte de l’engrais pour  chiens.  Aucun des deux ne peut être une grande perte ».    Le ton est donné car le « Ferdinand » en question est  bien sûr l’héritier de l’empire austro-hongrois.  Institution que Svejk  exècre  et au fil de l’histoire on assiste aux démêlés de ce rusé petit soldat avec la bureaucratie et les errements guerriers de cet empire agonisant.

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28/01/2010

Anvers Janvier 1915

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Anvers est occupée. Les Allemands défilent dans la ville au son des fifres et des tambours.

Le Miroir écrit que malgré les efforts du gouverneur von Huehne assisté du général von Bodenhausen les habitants ne pactisent pas. Un concert musical donné devant la gare par la Militaire Kapelle aurait été huée par les Anversois.

En ce mois de janvier 1915 la garnison d’Anvers est principalement composée de Bavarois tant de l’active que du landsturm qui déserteraient, toujours d’après Le Miroir, à la moyenne de 150 hommes par semaine.

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Une photo nous montre les douaniers allemands inspectant les colis destinés aux soldats de la garnison anversoise.  On remarque à l’extrême gauche un soldat muni d’une hache prêt  à défoncer tout colis suspect.

Les communiqués ne font état que de duels d’artillerie avec la reprise çà et là de quelques mètres de terrain.

Une autre photo montre un Minenwerfer pris par les Belges. Peut-être l’un de ceux qui trônent devant l’entrée du Musée Royal de l’Armée à Bruxelles ?

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21/01/2010

La Nouvelle Europe

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Curieuses carte-postales.

La première imprimée en Allemagne en 1914 imagine le Reich  Allemand s’étendant  de Nancy à Saint-Pétersbourg  à côté d’un royaume de Pologne.  Le reste de la France est une terre d’empire « Die Neuen Deutschen Reischslande »  et l’Angleterre devient un protectorat.

L’Irlande, l’Ecosse et la Pologne se transformant  en  royaumes indépendants.

La seconde est une réplique italienne les  frontières françaises jouxtant celles de la Russie avec la naissance d’un nouvel état : la Serbie.  Cette Grande Serbie survivra tant bien que mal jusqu’à la fin du XXe siècle avec tous les problèmes que l’on sait.

On peut  se poser la question du sort de la Pologne dont le nom n’apparaît plus sur la carte. 

 

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19/01/2010

17 janvier 1915 - Le Miroir

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17 janvier 1915. En couverture la distribution du courrier  « chez les Belges ».

Comme déjà écrit la guerre ne connaît aucun répit en cette période où  traditionnellement « la paix descend sur la terre ».

Au contraire le front s’enflamme.  En  ce 1er janvier, en Champagne, au nord de Sillery, les Allemands font sauter deux tranchées françaises.

Au nord de Mesnil-les-Hurlus  c’est l’inverse qui se produit : les Français ont atteint la deuxième ligne de défense allemande. Allant même jusqu’à gagner du terrain près de la ferme de Beauséjour.

Le premier jour de l’an est bien arrosé puisque des Taubes viennent lancer des bombes sur Dunkerque « sans atteindre aucun bâtiment militaire ».

Le 2, les Allemands canonnent  « en vain » le village de Saint-Georges près de Nieuport.

Pas de chance, le même jour, pour le cuirassé anglais Formidable qui est torpillé dans la Manche. 190 hommes ont pu être sauvés sur un équipage de 900.

Le pilote anglais Hewlett a lui plus de chance.  Il avait disparu au retour d’un raide d’hydravions sur Cuxhaven : il a été retrouvé à bord d’une barque hollandaise qui l’a ramené à Ymunden.

Le 5 janvier la flotte anglaise vient bombarder Zeebrugge.

Le temps est mauvais, le sol détrempé  mais cela n’empêche pas les troupes françaises de monter à l’assaut  en face de Saint-Georges et de Nieuport « où nous gagnons plusieurs centaines de mètres ».  Il serait curieux de connaitre le prix en hommes au mètre ! 

A l’intérieur du magazine on trouve des photos  de tombes  creusées  au hasard des combats  telle celle du capitaine Parret  dont la croix est constituée de douille d’obus de 77 allemands  avec une couronne comportant 17 douilles de Mauser.

Celle de Jean Petit jean, un soldat belge, a dû être creusée à la hâte car  ce n’est qu’un monticule assez bas surmonté  d’un … portemanteau !

Plus bas, la tombe d’un soldat autrichien,  facilement reconnaissable à la coiffure placée au pied de la croix, se voit agrémentée d’une couronne constituée avec des chapeaux de fusée d’obus.   

 

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