04/12/2009

Courier de l'Armée - Legerbode

Legerbode1919

Ce numéro de mars 1920 nous montre les vestiges qui parsemaient les anciens champs de bataille  des mois voire des années après novembre 1918.

On voit ici un char d’assaut Mark IV anglais devant lequel posent complaisamment des militaires accompagnés de leur famille ( ?).

Dans les années 17-18, la plupart des tanks allemands étaient des engins  capturés pour beaucoup à Cambrai (100) et ailleurs sur le front.

Ils étaient réparés et réhabilité  presque toujours à Charleroi et rééquipés du canon Sokol russe (mâles) ou de la mitrailleuse Maxim Nordenfeld de 57 mm  (femelles).

Les machines capturées furent regroupées en 4 compagnies appelées « Sturmpanzerwagen (Beute) ».

Deux photos de Mark IV miniaturisés vues lors d’un salon du modélisme.

Tank-FlypassTankFlyPass2

Ce Courrier de l’Armée nous apprend encore que le ballon sphérique Commandant Eckstein (portant ce nom en souvenir du commandant Serge Eckstein de l’aérostation belge mort pour la patrie sur l’Yser) s’est élevé » d’Anvers  montés par des officier du Génie et de l’Artillerie et a atterri à Matagne-la-Grande près de Mariembourg.

Dans ce numéro et dans les suivants figure une liste des « Colis en souffrance à réclamer à l’Agence des Colis de l’armée à Anvers ».  S’agit-il des cantines et coffres de militaires disparus ou ?? Certains vont jusqu’à porter des adresses complètes : pourquoi ne pas avoir fait suivre ?

Legerbode 694

Le 14 mars de cette année-là le match de football opposant les 5ème et 15ème de Ligne  sur le terrain d’Aix-la-Chapelle en Allemagne Occupée s’est terminé par un « drawn ».

 

* Les chars-canons ont été appelés "mâles"  et  les chars-mitrailleuses  dénommés "femelles".

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02/12/2009

Feldpost

CPDE

Le courrier a toujours été  l’un des principaux soutiens pour le soldat éloigné de ses foyers.

L’armée allemande était dès le début du conflit d’une grande efficacité et le major von Krans dans son Eroberung Belgiens 1914, déjà évoqué plus avant,  y consacre quelques paragraphes flatteurs.

On voit ici un modèle standard utilisé pour la correspondance par les troupes tant allemandes qu’austro-hongroises..

Les premières versions des Feldpostkarte  reprenaient  la mention « expéditeur »  en six langues  ainsi que la mention Feldpostamt (bureau de poste de campagne) pré imprimée pour par la suite se dépouiller et ne plus conserver que les mots « expéditeur » en deux langues.

Je possède toute une correspondance échangée entre le Feldwebel Rudolf  Dostoil et son épouse Frantiska qui demeurait en Moravie.

La photo faisait également partie des nouvelles que l’on s’échangeait puisque le même adressait à son épouse une photo sous forme de carte-postale  représentant  sa section  au travail  à  (illisible)ee-sur-Meuse le 22 novembre 1915.   

TélégraphisteDE
   

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30/11/2009

Un cavalier - 12

Ruines11-09

Fernand écrit peu en ce mois de mai 1915 sauf pour signaler que le 8 mai il y a eu une messe en pleine air qui a attiré très peu de monde.

Le 24, assis au bord de l’Yperlée, il regarde le paysage dévasté qui s’offre à lui : Je contemple les ruines matérielles qui barrent tous les points de l’horizon.  Je pense à tant d’autres ravages moraux engendrés par la guerre et qui seront plus difficiles à restaurer que les autres.  (…) Pour cela il faudra lutter, travailler, s’user mais en somme des usures de ce genres donnent à la vie sa plus belle parure.

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Beaucoup sinon la plupart des soldats englués dans la boue face à ces facades noircies, ces amas de pierres meurtries devaient éprouver une grande lassitude mais notre homme se sent, lui, animé d'une grande résolution.

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27/11/2009

Berliner Illustrirte Zeitung

Illustrirter33

Bien que fondé en 1891 le Berliner Illustrirte Zeitung ne commence à paraitre régulièrement que le 4 janvier 1892  pour disparaître en 1945 dans les ruines du IIIe Reich.

Dans ce numéro 33 d’août 1914, il est longuement question de l’Eroberung  Belgiens soit de l’invasion de la Belgique avec  les habituels récits concernant des francs-tireurs et les  exécutions « justifiées » de villageois.

Des photos du front de l’Est où l’on décore déjà.

Le dessin de couverture est l’œuvre de Koch-Gotha qui depuis 1904 illustrait avec succès diverses couvertures du Berliner Illustrirte Zeitung .

On trouvera ici  une publicité parue dans le Berliner Illustrirte pour des «  montres militaires » déjà fournies, écrit-on, à plus de 100.000 exemplaires  à  l’armée et la marine de guerre.

Dans l’encadré un certain lieutenant G. du Fuss-Rgt 33  affirme  «.pas une nuit    pas une garde sans  ma montre au cadran lumineux… ».

 Illustrirter33b

 

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24/11/2009

Un Cavalier 11

A1-Tranchées

Soit que ses occupations l’empêchent d’écrire soit qu’il ne passe rien d’important sur le front car Fernand ne reprend son journal que le 2 mai pour annoncer la visite du roi Albert dans son secteur.

« A le voir on se sent plus confiant.  J’avais dénommé notre gourbi A l’Abri des Inspections.  Le général et le colonel l’ont remarqué » et ont bien ri".

Le roi Albert aimait à se sentir près de ses troupes et se rendait souvent sur le front de même que son épouse la reine Elisabeth.

Le 4 mai il note « J’ai été proposé pour être brigadier.  J’ai refusé ». Il ne spécifie pas le motif de son refus.

ElisabetTranchée

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20/11/2009

Un Cavalier 10

Fernand est dans un hôpital  en Normandie. « Les journées s’écoulent monotones dans une pluie de pensées ».

Le 26 février il reçoit l’autorisation de sortir. « Je vais boire un verre de cidre et je chante du Botrel ».

On eut pu croire que notre bonhomme se sente soulagé de dormir dans des draps blancs à l’abri du danger mais il avoue avoir  « la nostalgie du front » et c’est avec soulagement qu’il apprend, le 19 mars, qu’il peut rejoindre ce front. « Je pars content ».

« 21 mars. Le régiment est cantonné autour de Houthem. Vie de tranchées. Je viens de terminer le livre de Nothomb Villes Meurtries de Belgique".

Pierre Nothomb  ce grand écrivain ardennais  mobilisé a été appelé, après avoir servi sous Anvers,  auprès du gouvernement belge en exil  et écrit une série d’ouvrages de propagande dont celui-ci.

Son style est sublime et les désastres  qu’il raconte s’assemblent en mots légers :

« Je ne dirai point Ypres, c’est trop de l’avoir décrite une fois, c’est trop de l’avoir vue, monceau de ruines, littéralement anéantie, plus morte que Pompéi même, après en avoir aimé et fréquenté les rues " 

VillesMeurtries

VillesMeurtries2

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18/11/2009

Un Cavalier - 9


AmbuFT

1er février, départ pour l’hôpital après un chaleureux au revoir des hommes qui viennent jusqu’à l’auto.  Je suis véhiculé jusqu’à Adinkerke.

Le lendemain il arrive à Calais « et je m’endors … dans des draps blancs ».

Il y a de nombreux hôpitaux militaires à Calais mais c’est  à la maison-mère des Sœurs Franciscaines qu’il est conduit. On l’opère le 3 février 1915.

Le 4, il apprend que son frère Henri a été blessé aux jambes et qu’il est, lui aussi, à Calais.

8 février, il est transféré au bateau-hôpital.  A l’intérieur « une lamentable foule d’éclopés et de miséreux ».

Le navire fait route sur Cherbourg où Fernand  est débarqué et expédié dans un hôpital en Normandie où on l’opère une nouvelle fois.

 AmbuCP

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